Editorial

Comment lutter contre notre mauvaise volonté ?

 

Comment lutter
contre notre mauvaise volonté ?

En ce troisième dimanche de Carême, sur le chemin de la Croix jusqu’à la victoire du matin de Pâques, il nous faut écouter l’avertissement du Christ. Combien de temps allons-nous être dans le déni quand le Sauveur nous prévient du mal qui nous divise et nous empêche de porter du fruit ?

L’un des purs esprits, l’ange le plus riche en connaissances et en grâces a gâché les dons de Dieu par envie. Lucifer a désiré un bonheur de puissance dont Dieu lui-même ne veut pas. Dieu n’a pas à démontrer sa puissance. Dieu est le Bonheur car il est l’Amour. Sa Gloire est un fait incontestable. Lucifer ne peut le supporter. Il a voulu l’impossible, il a brisé l’harmonie de la belle dépendance vis-à-vis de son Dieu aimant.

L’égoïsme du pécheur orgueilleux aboutit à cette jalousie, à cette mauvaise querelle qui va aller jusqu’à l’indifférence. Le mal peut être tellement ordinaire que l’âme en vient justement au déni de l’état de péché. Elle est comme un figuier qui ne porte pas de fruits. L’âme du pécheur insouciant se dessèche petit à petit jusqu’à périr, jusqu’à mourir. Dieu veut nous maintenir en éveil et en vie.

C’est dans la prévenance, la providence et la bienveillance divines que nous sommes avertis. Cela peut se manifester par une contrariété, une querelle, la maladie, la mort. Dieu nous parle et nous bouscule dans notre tranquillité par de multiples évènements et spécialement par les épreuves même si les joies petites et grandes devraient être mieux reconnues et manifestées.

Lorsque nous sommes purifiés par les épreuves, par l’humilité et la reconnaissance de nos torts dans la prière individuelle ou en confession, nous chassons le mal. Le carême nous rappelle que c’est une vigilance constante. La Sainte Église nous donne ce temps particulier de conversion, de persévérance et de vigilance. Les personnes humaines sont unies et même liées les uns aux autres par une aide mutuelle de prières pour le salut du Royaume éternel, autant que par un soutien matériel dans la nécessité. Demandons l’aide de la Vierge Marie pleine de grâces, fidèle et attentive au Verbe expression de la volonté du Père. Ayons confiance comme saint Joseph l’homme juste et obéissant, terreur des démons. Et que les anges gardiens transmettent les petites grâces quotidiennes.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche  24 mars 2019