Editorial

Faire la volonté de Dieu en priant pour la conversion et le pardon des pécheurs

En créant des êtres libres capables de connaître et d’aimer, Dieu connaissait le risque du péché. Notre Père n’a pas voulu l’orgueil et le caprice de l’intelligence et de la volonté humaines. Le péché vient d’une connaissance d’un mal que nous voulons consciemment en abusant de notre liberté.

Mais, contrairement à l’intelligence perçante et à la volonté irréversible des anges, l’homme a besoin d’apprendre. Il est souvent ignorant. Les enfants comme les adultes apprennent chaque jour et peuvent progresser dans le vrai, le bien et le beau. Seules la paresse et l’insouciance coupable entretiennent l’ignorance. Ainsi, alors même que Dieu est le premier à être offensé, il est indulgent et pardonne à ceux qui ne connaissent pas parfaitement ce qu’ils font et les conséquences de leurs actes. C’est pourquoi nous devons savoir pardonner aux ignorants tout en corrigeant leurs erreurs et leur laisser faire des progrès.

De même la volonté humaine est rarement limpide et cynique. La passion et la faiblesse humaines troublent le consentement. Dieu est indulgent et pardonne pour nous donner le temps de nous convertir. De même, nous devons pardonner aux faibles.

Juger sévèrement son prochain sans tenir compte de ses ignorances, de ses limites et de ses faiblesses, est contraire à la volonté de Dieu. Nous pouvons constater le mal, l’injure, la violence, le mépris, l’abandon. En ce sens, nous pouvons juger notre prochain, et même l’empêcher de continuer à faire le mal et le punir selon la justice. Mais il faut être bien certain de la vérité et de la justesse de notre constat. Le jugement parfait et ultime appartiendra toujours à Dieu.

Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu, a donné le prix de sa vie innocente et son mérite infini pour le pardon des péchés. Il désire nous libérer de la mort de l’esprit, nous ressusciter et nous donner le bonheur éternel de vivre avec le Père et ses enfants. De même, nous devons vivre et prier pour que nos frères et sœurs fassent le bien, cessent de faire le mal et se sauvent. C’est même notre intérêt terrestre immédiat : que nos ennemis se convertissent. A l’image de la Vierge Marie et selon ses messages surtout à Fatima en 1917, nous devons prier pour que les pécheurs malicieux se convertissent et reçoivent le pardon de Dieu afin que le sang du Christ n’ait pas été versé en vain pour eux. Même si nous pouvons nous défendre contre la violence et parfois punir les péchés, la conversion authentique et sincère des pécheurs rend gloire à Dieu et à sa grâce. Nous devons y coopérer si nous aimons vraiment Jésus-Christ, mort et ressuscité.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 17 septembre 2017

La rentrée, c’est aussi la reprise des activités de formation chrétienne.

En cette période de rentrée, les activités de la paroisse reprennent progressivement.

1 – Je vous propose cette année un cours sur les Pères de l’Église, ces grands témoins de la foi et de la sainteté, qui ont enraciné le christianisme dans les premiers temps, ceux de l’Antiquité. Le cours aura lieu, comme le cours d’histoire de l’Église auquel il succède, le jeudi, à 20h, au Centre Bergère. Le 1er cours est fixé au 21 septembre. Confrontés à un monde païen passablement désaxé, un peu semblable au nôtre par bien des aspects, les Pères, tant d’Orient que d’Occident, ont rendu témoignage, parfois jusqu’au martyre, à Celui qui est la Vérité et la Vie.

2 – C’est à cela aussi que sont appelés nos contemporains. Et en particulier ceux qui s’agrègent à nos communautés ou qui renforcent leurs liens avec elles. Je pense évidemment aux catéchumènes et aux confirmands.

Cette année encore, la confirmation sera donnée, dans la forme extraordinaire du rite, aux jeunes et aux adultes qui en feront la demande en communiquant leurs coordonnées au secrétariat (secretariat@saint-eugene.net). N’hésitez pas à en parler largement autour de vous dès maintenant même si la date, encore à retenir, sera probablement en mai ou juin. La formation commencera l’hiver venu.

Quelques catéchumènes devraient être baptisés à Pâques 2018. Ils sont déjà en cours de formation. Mais un nouveau cycle va bientôt s’ouvrir pour ceux qui le seront à Pâques 2019. Là encore, n’hésitez pas à en parler largement autour de vous et à proposer le sacrement du baptême à ceux qui cherchent Dieu, sacrement qui est la condition ordinaire pour accéder à la gloire du royaume de Dieu ! La formation commencera dès qu’il y aura des candidats !

Confions à la Vierge Marie, particulièrement honorée en ce mois de septembre, ces différentes activités.

Abbé Eric Iborra, vicaire
Dimanche 10 septembre 2017

La vraie vie en Dieu, la prière pour tous.

Voici la fin de l’été. Quelle que soit la manière dont nous avons passé ce temps de dépaysement par rapport au reste de l’année, partis en vacances ou paisibles plus ou moins à Paris, partageons cette reprise de la vie citadine en union de prière avec les habitants de notre ville.

En venant au Saint Sacrifice de la Messe à la paroisse Saint-Eugène, habitant dans le quartier ou venant de plus loin, nous sommes des citadins catholiques au milieu du monde moderne noyé d’images et de son.

Notre foi en Dieu Notre Père nous pousse à lui parler, à prier. Nous pouvons apprendre la prière « Âme du Christ » pour savoir plus sûrement parler à son Fils Jésus Notre Sauveur. Soyons religieux et prenons la résolution de prier le chapelet chaque jour pour cultiver la présence invisible de Dieu et de celle qu’il nous a donnée comme mère, la Vierge Marie. Saluons notre ange gardien chaque jour. Prions pour nos défunts et qu’ils intercèdent pour nous.

Profitons des adorations, des cours, catéchismes et alpha, des conférences, des pèlerinages comme celui de rentrée auprès du pieux évêque de Meaux, le grand Bossuet le samedi 23 septembre.

Que cette année soit une année de prières, de demandes faites à Dieu, Père très aimant, Agneau et Esprit Saint. Que nous demandions un saint archevêque pour succéder à notre Cardinal André Vingt-Trois en novembre prochain. Que nous demandions la foi vivante et l’espérance chrétienne pour ceux qui nous entourent, baptisés éloignés de la pratique réelle. Que nous demandions de nombreuses conversions et de nouveaux baptisés.

Que tous les peuples vivent en paix dans leur pays par la seule loi divine de la charité du Christ. Que les prêtres, les religieux et fidèles missionnaires catholiques trouvent les grâces de témoigner de la divinité du Christ crucifié et ressuscité dans la prière silencieuse de l’oraison.

Mais insistons bien sur le chapelet quotidien tant de fois demandé par la Reine de la Paix, la servante du Seigneur, Notre-Dame à Lourdes ou à Fatima.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 3 septembre 2017

Temps estival de Prière et de Repos

Après ces belles fêtes de la fin de l’année pastorale – le Sacré Cœur, la nativité de S. Jean-Baptiste, Ss. Pierre & Paul, le Précieux Sang – la paroisse Saint-Eugène va prendre ses quartiers d’été. Les offices de la semaine et du dimanche seront assurés comme à l’accoutumée (voir tableau). Seul le chapelet ne sera pas assuré pendant les vacances

A tous nous souhaitons des vacances reposantes et reconstructrices, sous le regard du Seigneur, dont nous fêterons la Transfiguration, et sous celui de sa sainte Mère, que nous aurons à cœur de fêter dignement le jour de son Assomption où que nous soyons. En ce centenaire de la Première Guerre mondiale, nous nous retrouverons ensemble à Meaux le samedi 23 septembre autour de la figure de Bossuet. Le P. Renaud Silly OP, nous parlera du grand prédicateur dont il a fait rééditer les œuvres.

Les activités reprendront leur cours normal à partir du dimanche 3 septembre. Nous ne manquerons pas d’accompagner de notre prière ceux de nos jeunes paroissiens qui rejoindrons à la rentrée un institut de formation sacerdotal ou religieux.

Les prêtres de S. Eugène

Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur

En ce mois du Sacré Cœur, et à l’approche de la Fête solennelle des Saints Pierre et Paul, la tradition a choisi ce temps pour célébrer les ordinations sacerdotales. A la cathédrale de Paris, 10 nouveaux prêtres ont été ordonnés par le Cardinal Vingt-Trois, couronnant ainsi des années de service pour l’archidiocèse de Paris. En effet, nous attendons un nouvel archevêque au moment où il s’apprête à partir pour son repos d’ici quelques mois selon la nomination pontificale. Alors même que le Cardinal a vaincu une maladie, il espère encore servir l’Eglise dans la prière au moment de ses soixante-quinze ans, âge habituel de la renonciation à la charge territoriale d’un évêque. Le mot retraite serait très faux car l’état épiscopal ou sacerdotal est définitivement donné ; un père ne prend pas de retraite paternel.

En effet, la succession apostolique, c’est très concrètement le geste de l’imposition des mains sur la tête de celui qui reçoit la grâce d’offrir le sacrifice et d’enseigner l’évangile du salut en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce geste signifie l’emprise de l’Esprit Saint qui marque l’âme pour toujours afin de transmettre la grâce au nom du Christ Sauveur. Tous les évêques peuvent remonter sans interruption aux Apôtres. Ainsi, l’évêque impose les mains à un prêtre pour qu’il reçoive cette grâce de la mission d’apôtre, plénitude du sacerdoce.

Le diacre reçoit aussi l’imposition des mains pour recevoir la marque sacerdotale et devenir prêtre. Son âme est configurée au Sauveur pour évangéliser sous la direction de l’évêque, pour prononcer en vérité les paroles de la consécration en la personne du Christ, rendre présent et offrir son Saint Sacrifice de la Croix, donner son Corps aux fidèles, baptiser, pardonner les péchés, soulager les malades par l’huile sainte, bénir les mariages.

Il nous faut prier pour les vocations, les prêtres et les évêques car la douce présence du Fils de Dieu venu sur terre, né de la Vierge Marie, est ainsi prolongée. Il nous faut prier pour leur sainteté. Qu’ils aient les vertus de foi et d’espérance, de prudence, de justice, de force et de tempérance dans l’Esprit Saint. Et surtout qu’ils aient la charité, un amour authentique dans la vérité et la bienveillance miséricordieuse. Tout est possible à Dieu ! Mais les prières de Notre-Dame, des saints et des fidèles coopèrent à cette puissance.

 

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 25 juin 2017

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