Edito

Non aux chrétiens « dilués »

Jésus, après avoir vérifié que Pierre et les autres croyaient en Lui comme Messie et Fils de Dieu, « commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup… être tué, et le troisième jour ressusciter. » C’est un moment critique où émerge le contraste entre la façon de penser de Jésus et celle des disciples. Pierre se sent même le devoir de réprimander le Maître, car il ne peut attribuer au Messie une fin si ignoble. Alors Jésus le remet “à sa place”, car sans s’en rendre compte il joue le rôle de Satan, le tentateur.

L’apôtre Paul insiste aussi sur ce point : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, – n’entrez pas dans les schémas de ce monde – mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu » (Rm 12,2).

Nous chrétiens vivons dans le monde, mais cela comporte le risque que nous devenions “mondains”, le risque que “le sel perde sa saveur”, comme dirait Jésus (cf. Mt 5,13), c’est-à-dire que le chrétien se “dilue”, qu’il perde la fonction de nouveauté qui lui vient du Seigneur et de l’Esprit-Saint. Il est triste de trouver des chrétiens “dilués”, qui sont comme du vin coupé avec de l’eau, et on ne sait pas s’ils sont chrétiens ou mondains, tout comme on ne sait pas si le vin coupé avec de l’eau est du vin ou de l’eau ! C’est triste. Il est triste de trouver des chrétiens qui ne sont plus le sel de la terre, et nous savons que quand le sel perd sa saveur, il ne sert plus à rien. Leur sel a perdu sa saveur parce qu’ils se sont livrés à l’esprit du monde, c’est-à-dire qu’ils sont devenus mondains.

Il est nécessaire de se renouveler continuellement en puisant la sève de l’Évangile. Cela aidera de porter toujours un Évangile avec soi, un petit Évangile, dans sa poche, dans son sac, et d’en lire un passage durant la journée. En participant à la Messe dominicale aussi, où nous rencontrons le Seigneur dans la communauté, nous écoutons sa Parole et recevons l’Eucharistie qui nous unit à Lui et entre nous. Évangile, Eucharistie et prière. N’oubliez pas. Grâce à ces dons du Seigneur nous pouvons nous conformer non pas au monde, mais au Christ, et le suivre sur son chemin, le chemin où l’on “perd sa vie” pour la retrouver (v. 25). “La perdre” dans le sens de la donner, de l’offrir par amour et dans l’amour – et cela comporte son sacrifice, et la croix – pour la recevoir à nouveau purifiée, libérée de l’égoïsme et de la dette de la mort, pleine d’éternité.

La Vierge Marie nous précède toujours sur ce chemin ; laissons-nous conduire et accompagner par elle.

Pape François
Angélus du 31 août 2014
(extraits Abbé Patrick Faure)


La rentrée à Saint Eugène (bis)

La rentrée se poursuit à S. Eugène avec la reprise de plusieurs activités.

    • Le groupe scout du quartier (SUF, c’est-à-dire Scouts Unitaires de France) reprend aujourd’hui ses activités, avec l’investiture des nouveaux chefs et les montées dans les différentes unités (ronde, meute, troupe, compagnie et clan).
    • Vendredi prochain, 26 septembre, après la messe célébrée au maître autel à 19h, nous nous agenouillerons comme nous l’avons fait tout au long de l’an passé pour méditer trois quarts d’heure devant le S. Sacrement exposé, en communion avec les « veilleurs » qui, debout, rappellent que l’avenir de notre pays passe par la culture de son passé chrétien. Nous prierons pour eux et, à travers eux, pour la France notre pays.
    • Samedi prochain, 27 septembre, une sortie sur les traces des Capétiens nous mènera à Mantes, La Roche-Guyon et Poissy, lieux qui virent l’autorité royale s’affermir et le futur S. Louis être baptisé. Ce sera l’occasion de mieux faire connaissance pour mieux servir ensemble, dans la charité, l’Église et la chrétienté, en notre pays, à S. Eugène et partout où nous avons nos engagements humains, familiaux, professionnels et autres encore.
    • Et puisque nous parlons de patrimoine en ce « week-end » qui lui est dédié, et donc d’histoire, je signale que mon cours d’Histoire de l’Église reprendra le jeudi 2 octobre prochain. Vous pouvez déjà trouver des tracts le présentant à l’entrée de l’église.

Toujours en union de prière avec nos frères chrétiens affrontés à la guerre, au Moyen Orient et en Ukraine

Abbé Eric Iborra