Edito

Dimanche 14 septembre 2014

La forte attente des chrétiens d’Orient

En ce dimanche de la Croix Glorieuse nos cœurs sont encore tournés vers nos frères orientaux persécutés. Appelons sur eux la force de Dieu et le courage de la résistance.

« Les catholiques orientaux sont les seuls à ne pas avoir le soutien clair d’une puissance nationale. L’Islam sunnite est aidé par les pays du Golf, l’Islam shiite par l’Iran, les protestants par les pays anglo-saxons, les orthodoxes par la Russie, par la Grèce. Les catholiques ne reçoivent l’aide directe d’aucune puissance nationale… alors qu’ils sont en situation de fragilisation… [y compris] pour leur mission de charité qu’ils rendent à la population, dans les écoles et dans les hôpitaux catholiques où tous sont accueillis, qu’ils soient chrétiens ou musulmans…

Leur première demande est de savoir s’il y a encore des catholiques en France… ils attendent que nous soyons fermes dans notre foi, fiers de notre foi, et que nous soyons ardents dans la prière… Ils demandent aussi que nous les connaissions, que nous puissions parler d’eux. Rien n’est pire pour eux que l’isolement, l’oubli… Il y a aussi des soutiens financiers (l’Oeuvre d’Orient par exemple…) pour les écoles, les collèges, les lycées, les universités, la santé, la vie des églises, des paroisses, des évêchés etc. Il existe des catholiques orientaux en France : j’invite les paroisses, les diocèses à essayer de les connaître, de les rejoindre, de les écouter, de comprendre leur histoire… pour qu’il y ait des rencontres au niveau des familles et des personnes… »

Mgr Pascal Gollnish, Directeur de l’œuvre d’Orient
(extraits Abbé Patrick Faure)


Dimanche 7 septembre 2014

La rentrée à Saint Eugène

C’est avec joie que nous nous retrouvons ce dimanche et que nous
accueillons de nouveaux paroissiens, familles ou célibataires, venus de province ou
de l’étranger. Ensemble, et avec la grâce de Dieu, nous allons essayer de répondre
aux défis de l’année qui s’ouvre.

Année marquée, sur le plan international, par de multiples foyers de violence,
en Ukraine, en Afrique, au Moyen Orient (où plusieurs de nos jeunes paroissiens se
sont rendus pour soutenir spirituellement et matériellement les chrétiens
persécutés).

Année de vigilance aussi, sur le plan national, face aux initiatives toujours à
redouter d’un gouvernement souvent soumis au diktat de la bien-pensance
sociétale nihiliste. Nous nous souviendrons des grandes mobilisations de 2013.
Année enfin qui sera jalonnée par divers événements qui devraient élever
nos coeurs et nos âmes.

J’en retiens deux :

  • Le 5e centenaire de la naissance de S. Thérèse de Jésus, réformatrice du Carmel et docteur de l’Église, qui va ainsi succéder à la célébration du 8e centenaire de celle de S. Louis.
  • L’ostension du Linceul de Turin, le printemps prochain, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de S. Jean Bosco, fondateur des salésiens. Cette icône de la Passion reflète certainement la souffrance de tant de chrétiens identifiés à celle du Sauveur.

Parmi les défis à relever, il y a bien évidemment celui de notre progrès sur le
chemin de la sainteté, qui passe entre autre chose par la charité fraternelle. Mais
aussi des défis un peu plus matériels. Une paroisse comme la nôtre ne peut vivre
que de l’engagement de ses membres : encadrement du catéchisme, des scouts,
participation à la schola ou au service de l’autel, tâches matérielles (couture,
entretien, nettoyage, etc). Et – cela me tient à coeur – surveillance de l’église pour
qu’elle soit ouverte le plus souvent possible dans la semaine !

Enfin n’oublions pas ceux des nôtres (trois au moins) qui nous ont quittés
pour un plus haut service, qui au séminaire, qui au couvent.

Abbé Eric Iborra