En ce début d’année 2026, nous portons tous nos difficultés, individuelles, familiales, professionnelles ; nous sommes marqués par l’inquiétude du moment, personnelle, sociale, ecclésiale ; même si nous tâchons d’en prendre de la distance ou de la surmonter, nous la sentons planer sur nous.
En ce début d’année 2026, nous sommes portés aussi par la gratitude pour toutes les grâces reçues au cours de l’année passée. Nous comptons bien sur le Seigneur pour continuer à être vivifiés par Lui.
Personnellement, je rends grâce à Dieu pour ce jubilé sacerdotal : 25 ans depuis mon ordination sacerdotale. Je m’émerveille tous les jours de la fidélité de Dieu à mon égard, malgré mes pauvretés. Il a daigné m’accompagner par sa Providence sans faille, Il m’a éprouvé comme on purifie l’or au creuset, Il m’a réjoui de ses dons, Il m’a confié une part de son butin. Qu’Il me garde toujours dans sa Grâce, jusqu’au dernier souffle.
« Bon an, mal an, Dieu soit céans », disaient nos ancêtres en début d’année civile. Si nous mettons Dieu « céans », chez nous, au centre même de notre vie, nous ne pourrons plus nous plaindre d’être les victimes du mauvais temps ou du mal qui pourrait nous ronger. L’année sera bonne si notre Seigneur y est présent.L’écrivain français Henri Pourrat nous le dit en deux vers, à la fin d’un poème : « que l’an suive son cours : toi, fais ta destinée. Tout an reçu de Dieu sera la bonne année ». Que Dieu vous bénisse !
Abbé Julien Durodié, curé.