Editorial

Sur les traces de la prière et de la visite
de sainte Geneviève.

La prière était au centre de toute la vie de sainte Geneviève. Si notre sainte patronne s’est illustrée par ses œuvres de miséricorde et par son zèle à la fois pour défendre ses concitoyens des dangers qui les menaçaient et aussi pour poser les fondements de la France comme nation chrétienne, elle était également et avant tout une grande contemplative : à la suite de son Seigneur, et c’est là le secret de son magnifique rayonnement depuis 1600 ans, elle sut enraciner son activité publique dans les profondeurs de la prière, i.e. dans le sein même de Dieu. Aussi, notre paroisse jubile-t-elle d’avoir l’honneur de sa visite car ses reliques, qui au cours de cette année voyageront à travers tout le diocèse, s’arrêteront chez nous le 21 janvier et le 2 février prochain. Sa 1ère visite, à n’en pas douter, illuminera toute notre semaine et donnera sens aux différents événements qui la traverseront.

D’abord, ce même mardi 21, nous prierons aussi pour le repos de l’âme du roi Louis XVI exécuté en haine de cette société chrétienne dont sainte Geneviève contribua à poser les fondements. Louis XVI a accepté de verser son sang pour son peuple, en réparation des sacrilèges de la révolution française et des erreurs commises par lui-même et ses prédécesseurs spécialement dans l’omission de la consécration de la France au Sacré-Cœur de Jésus. Avec son ancêtre Louis IX, il est le seul roi de France auquel est rendu, fidèlement chaque année, un hommage religieux public car, par sa sainte mort, ce roi reste très cher au cœur de nombreux français.

Le samedi 25 janvier, nous clôturerons la semaine par 2 grands événements. D’abord, nous accueillerons l’Association Saint Benoît Patron de l’Europe, qui tiendra sa journée annuelle de prières et de réflexions avec en particulier la célébration de la Messe grégorienne à 11h30 et des vêpres bénédictines à 17h. Fondée dans le sillage de la proclamation de saint Benoît patron de l’Europe par le Pape Paul VI en 1964, elle est une association internationale de fidèles de droit pontifical qui a pour objectif de promouvoir et de diffuser la culture chrétienne au sein d’une Europe spirituellement unie, et ainsi de contribuer à son évangélisation qui est à la racine de son identité.

Le soir de ce même samedi 25 janvier, aura lieu la veillée de prières pour l’année sainte Geneviève qui débutera à 19h par la Messe solennelle de notre sainte Patronne, avec ensuite la distribution des petits pains commémorant ses œuvres de miséricorde ainsi que la célébration des matines de sainte Geneviève et l’adoration du Très-Saint Sacrement.

Tous ces exercices de piété et de dévotion pour l’unité de la France, de l’Europe et du diocèse viendront se greffer sur la semaine de prière pour l’unité de l’Eglise. En effet n’oublions pas l’octave de prières pour le retour des différentes confessions chrétiennes dans le sein de l’Eglise catholique romaine. A l’origine, lorsque ce mouvement fut lancé et béni par le Pape saint Pie X, il commençait le jour de l’ancienne fête de la chaire de saint Pierre célébrée le 18 janvier afin de bien signifier que l’unité des chrétiens ne peut se construire qu’autour du Siège apostolique et de la Doctrine catholique. Aussi nous faut-il prier d’abord aujourd’hui pour que ce mouvement reste fidèle à sa vocation initiale et aussi pour la mission du saint Père de conforter ses frères dans la Foi.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 19 janvier 2020

Théophanie du Fils
pour les âmes de bonne volonté.

En cette nouvelle année 2020, le Père se manifeste encore par son Fils. C’est l’incarnation de son Verbe, de l’expression de son être, de sa Parole unique prononcée dans l’éternité. Dans l’unité du Saint-Esprit, cette Parole créatrice rejoint la création pour s’unir à notre nature humaine. C’est l’amour de la Sainte Trinité pour ceux qui sont moins parfaits que les anges, purs esprits. Le corps et l’âme de l’Enfant-Jésus sont bien les nôtres. La nouvelle Ève, la Vierge Marie, l’a mis au monde. Le péché des anges déchus est vaincu, les péchés des hommes seront vaincus par l’accomplissement de l’incarnation : le Saint Sacrifice de l’Agneau de Dieu par la Crucifixion et la Résurrection d’entre les morts. C’est la plongée dans les eaux, le baptême. C’est la résurrection des eaux, le Corps ; le Sang, l’Âme et la Divinité qui donnent la vie éternelle.

Or ce sont bien nos défaites, nos faiblesses, nos paresses, nos insouciances, nos caprices, nos jalousies et nos querelles qui donnent la mort à l’âme et au corps. Si nous suivons notre Frère aîné qui a reçu l’onction de l’huile divine, le « Oint », le « Christ », si nous prenons notre Croix pour le suivre, nous serons vivants avec Lui pour toujours dans les retrouvailles éternelles avec les êtres aimés qui nous ont précédés dans la foi, l’espérance et la charité.

Aujourd’hui, nous pouvons unir l’Adoration des Rois Mages, le Baptême du Christ et le miracle de Cana. Ces trois évènements sont trois théophanies, manifestations de Dieu, trois épiphanies, manifestations brillantes. L’Enfant-Jésus se montre dans sa royauté, sa divinité et son humanité. Le Christ est plongé dans les eaux du Jourdain pour accomplir toute justice et nous permettre d’écouter et de suivre le Fils du Père. Le Seigneur Jésus change l’eau en vin lors des noces de Cana, comme il changera le vin en son sang pour les Noces de l’Agneau à la prière de sa sainte Mère, Marie médiatrice de toute grâce et corédemptrice.

Que sainte Geneviève intercède pour Paris et la France afin que nous soyons dans la foi, l’espérance et la charité.

Chanoine Marc Guelfucci, curé

Sainte Geneviève, O notre mère !

Nous venons de franchir le seuil de cette nouvelle année 2020 qui pour nous, parisiens, nous donne spécialement accès aux solennités du 1600ème anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, la patronne de notre ville.

Ce jubilé a pour particularité, entre autres, de s’inscrire dans le sillage des festivités de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ que nous célébrons durant tout ce temps de Noël et où le mystère de l’Incarnation apparaît comme un fruit merveilleux du lien intime et indissoluble qui unit l’Enfant-Jésus et sa Mère, la Théotokos. Cette coopération entre Jésus et Marie est à ce point exemplaire, qu’elle apparait comme la référence incontournable pour la fécondité spirituelle de toute entreprise qui désire s’enraciner dans le mystère trinitaire. Aussi l’histoire de l’Eglise nous offre de nombreux exemples de collaborations analogues : saint Benoît et sainte Scolastique, saint Rémy et sainte Clothilde, saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal, saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila, Dom Guéranger et Madame Cécile Bruyère…

Alors, comment ne pas faire le parallèle entre, d’une part, cette coopération si intime et si féconde qui unit le Fondateur de l’Eglise à la Mère de tous les baptisés, et d’autre part, le lien qui associe le père de notre diocèse, saint Denys, et la mère de notre cité, sainte Geneviève, qui étendit son manteau virginal pour protéger ses concitoyens des invasions barbares et qui, alors que la ville était assiégée, sut leur procurer les vivres nécessaires pour éviter la famine.

Si saint Denys a posé les fondations de notre diocèse et, à l’instar du Rédempteur (« Ce calice est la nouvelle Alliance en mon sang qui sera répandu pour vous »,’Lc 22, 20), a versé son sang pour en sceller l’alliance avec Dieu, sainte Geneviève, de par sa consécration virginale à Dieu dès sa petite enfance, a définitivement associé notre cité, comme en un lien sponsal, à la mission divine de notre nation en œuvrant avec sainte Clothilde à la préparation du Baptême du roi Clovis et en contribuant de façon décisive à faire de Paris la capitale, la tête (caput) de la Fille ainée de l’Eglise.

Que la reconstruction de notre cathédrale soit le symbole du renouveau religieux de notre diocèse. Sainte Geneviève eut un rôle important dans la christianisation de notre cité encore en partie païenne à son époque. Alors, confions-lui dans une prière ardente et confiante tout au long de cette année qui lui est consacrée, la rechristianisation de notre ville de nouveau affectée par le paganisme ambiant de notre culture. Que dans une nouvelle épiphanie, Jésus-Sauveur soit à nouveau révélé à notre société sécularisée !

Abbé Gabriel Grodziski, Vicaire
Dimanche 5 janvier 2020

Sainte Geneviève, évangélisatrice de Clovis, priez pour le réveil de Paris et de la France

Alors que les Juifs répandus dans l’Empire romain entendaient parler pour la première fois de leur Messie, Jésus de Nazareth, alors qu’il n’y avait pas de chrétiens en Europe, saint Paul s’écrit aux Corinthiens : « Frères, si j’annonce l’évangile, je n’ai pas à en tirer orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » :(1 Co 9, 16-18). Malheureux donc ceux qui déclarent la fin de la chrétienté occidentale et encouragent la négation de l’Incarnation.

Il est évident que depuis près de 2020 années, le monde entier a été ébranlé par l’An de grâce. Nous devons toujours avoir le désir de dire et de redire l’Enfant-Dieu né de la Vierge Marie, la Croix et Marie debout encore auprès de son Fils, associée au Salut de la crèche au calvaire jusqu’à la victoire de Pâques. Nous ne devons pas nous résigner à l’apostasie occidentale et à son immoralité.

Providentiellement, Mgr Michel AUPETIT a été évêque de Nanterre avant d’être appelé à Paris. Il nous donne ainsi l’occasion de nous tourner vers sainte Geneviève pour demander à Dieu foi et courage comme au temps où elle a réveillé Lutèce, Paris. Elle est née à Nanterre en 420, il y a 1600 ans, et redonna son âme à Dieu le 3 janvier 502. En cette fin d’année 2019 et début d’année 2020, nous avons donc à prier la neuvaine du 3 janvier au 11 janvier pour Paris et la France afin que la grâce du baptême soit reproposée aux âmes. Le Christ s’est uni à notre nature humaine pour toujours. Il sera un homme pour toujours. Son amour l’a lié définitivement à notre vie. Il a tout prouvé en se faisant l’un d’entre nous. Sa mort par crucifixion est le sommet de son sacrifice et sa résurrection diffuse les mérites de sa divine et humaine innocence. Son humanité rayonne jusqu’à nous pour se donner par la Sainte Hostie dans une présence réelle, corps, sang, âme et divinité.

Envoyé par le pape Célestin Ier en Gaule, saint Germain d’Auxerre devait lutter contre le découragement face à l’hérésie et aux guerres. Il s’arrête à Nanterre et distingue Geneviève, pleine de la présence du Seigneur, consacrée au Christ. Elle fit reculer Attila, roi des Huns, en portant la prière des Parisiens. Par sa prière confiante, elle redonne la vue à sa propre mère, délivre des possédés, guérit les malades, fait construire la basilique Saint-Denis et contribue à la conversion de Clovis. En 1130, une épidémie dite des Ardents se répandait. L’évêque parisien Etienne fit alors venir la châsse de sainte Geneviève à la cathédrale et tous les malades qui la touchaient étaient guéris.

Ah si nous avions une nouvelle Geneviève ! Du moins, prions celle qui est auprès de Dieu pour Paris et pour la France ! Allons vénérer les reliques de son corps dont une grande partie fut brûlée par les révolutionnaires. Opposons-nous à l’inversion de la Vérité et défendons la Justice du Sauveur dans la foi, l’espérance et la charité.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 29 décembre 2019

Emmanuel : Dieu-avec-nous

Grâce au mystère de l’Incarnation l’Eternité est entrée dans notre temps afin d’en reprendre possession par la Rédemption du genre humain. Mais cette immixtion du divin dans notre monde au jour de l’Annonciation, demeura pendant neuf mois une réalité cachée dans le sein immaculé de la Très Sainte Vierge Marie. Seuls quelques privilégiés eurent connaissance de ce mystère immense qu’ils pouvaient contempler en son temple virginal : Joseph, averti en songe par l’Ange Gabriel sur la mission de son épouse, saint Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein de sa mère, Elisabeth et Zacharie, les parents du Précurseur. La Liturgie de l’Avent qui arrive maintenant à son terme, nous a fait vivre l’attente du Sauveur non seulement à travers les Prophéties qui ont plus ou moins clairement annoncé la Venue du Messie et qui entretinrent l’Espérance durant la très longue période de l’Ancienne Alliance mais aussi dans son ultime étape en nous faisant participer à la joie qui animait ces saints personnages de la famille du Sauveur.

Par la fête de Noël ce mystère immense de la Venue de Dieu en Personne, si longtemps demeuré voilé au Peuple élu et occulté pendant neuf mois dans le sein de la Vierge, est maintenant divulgué et présenté au monde : c’est cela que nous allons vivre liturgiquement aux cours des jours et des semaines qui viennent. Nous allons participer à la joie des hommes de bonne volonté qui ont entouré la Nativité du Sauveur.

Les mystères de Dieu sont des mystères d’intériorité qui ne peuvent prendre naissance que dans notre âme surtout par la Liturgie de l’Eglise qui nous les rend présent et nous y fait participer spirituellement. A l’instar de la Vierge Marie et en sa compagnie, il nous faut les méditer dans notre cœur qui est la racine de nos actes et de nos comportements chrétiens.

En effet, en vivant ainsi Noël nous allons nous unir aux personnages qui ont entouré la Crèche et bénéficier de leurs grâces. On pourra contempler : Marie et Joseph qui, par la pureté de leurs regards, sont capables de pénétrer les mystères qui se déroulent sous leurs yeux et d’y voir la présence indicible de Dieu ; les bergers qui se laissent attirer et fasciner, conquérir et convertir à la vue du Sauveur. Arriveront ensuite à la Crèche les Rois Mages dont la sagesse et la recherche sincère de Dieu les guideront jusqu’à Lui. Nous aurons malheureusement aussi à célébrer le massacre des saints Innocents dont le sacrifice sur l’autel de l’égoïsme, de la cupidité et la misère humaine est toujours d’actualité. Et comment aussi ne pas signaler le contre-témoignage des aubergistes trop préoccupés par l’appât du gain et les soucis de ce monde qui accaparent tout leur cœur de sorte que celui-ci reste indifférent ou méprisant devant la miséricorde divine qui frappe à leur porte.

Comme l’enseignera le vieillard Siméon lors de la Présentation de Jésus au Temple qui viendra clore le cycle de Noël, cet enfant-Dieu est un Signe qui dévoile le fond des cœurs en tant qu’ouverts ou fermés à l’accueil de Dieu. Cette prophétie concerne tous les hommes jusqu’à la fin des temps et elle s’adresse spécialement à nous qui allons vivre le mystère de la Nativité du Seigneur à l’instar de ceux qui ont participé à l’évènement historique il y a plus de 2000 ans.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 22 décembre 2019

De la Joie au Bonheur paisible

La Joie est l’état de l’âme qui possède le Bien. Le bonheur consiste en la stabilité de cette joie. La possession du bien sans crainte de le perdre multiplie la joie en de nombreuses joies et nous fait vivre dans le bonheur. Lorsque nous sommes durablement et tranquillement dans le bonheur, nous atteignons la paix de l’âme en vue du bonheur du salut éternel en Dieu.

Mais avec les inquiétudes terrestres, pouvons-nous être heureux et paisible ? Ne devrions-nous pas être heureux en étant « zen », c’est-à-dire en vidant notre âme de toutes nos épreuves et de tous nos soucis, en ne pensant à rien, en désirant ne plus exister ?

Oh non ! Nous devons nous tourner vers le Créateur et l’Auteur de la Vie pour le connaître et l’aimer comme Il nous aime. Il nous a promis le bonheur par la descendance de la nouvelle Ève, la Vierge Marie, Notre-Dame. Dieu parmi nous, l’Emmanuel a été promis, nous le croyons. Il est venu et il va revenir pour achever le Salut, le Bonheur : plus de maladies, plus de mort, plus de péchés de jalousie et de haine. Cette foi et cette espérance sont notre bonheur spirituel dès cette vie terrestre :

« nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. … J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie ;… ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.» (Rom. ch. 5 ; 8)

Si les litanies de Lorette de la Vierge Marie lui donnent le nom de Cause de notre Joie, c’est bien parce qu’elle est l’instrument humain, animé, saint de l’Incarnation du Fils. Saint Jean-Baptiste est le dernier prophète de l’Ancien Testament qui voit enfin le Sauveur dont Abraham avait eu la vision. En effet, Jésus dit aux foules :« Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »

L’Emmanuel est venu, il va revenir dans la gloire. Quelle joie ! Quel bonheur, quelle paix !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 15 décembre 2019

Ave Maris Stella

Sur notre chemin vers la célébration des solennités de la Nativité de notre Seigneur selon la chair, Dieu a voulu disposer comme lumière qui guide nos pas la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Ainsi que nous le chanterons dans l’hymne « Ave maris stella », elle est l’étoile de la mer qui, au milieu de notre nuit, brille d’un éclat tout spécial qui l’emporte sur tous les autres astres, que sont les saints, par sa pureté et par sa parfaite capacité à refléter et diriger vers ses enfants, sans rien en détourner et retenir égoïstement pour elle, les rayons de grâce jaillissant de son divin Fils, Soleil « qui éclaire tout homme venant en ce monde ».

Notre société morose a un besoin vital de cette Lumière, elle a un besoin crucial de la Vierge Marie qui nous apprend à accueillir la Lumière divine. La prière mariale nous fait vivre dans la proximité de notre Mère céleste qui nous transmet son secret : la pureté du cœur qui confère à l’âme cette transparence à la lumière de la grâce et développe en elle la vie surnaturelle. Alors, notre âme devient comme un palais spirituel où peut résider la Divinité dont la Vie de Bonheur trinitaire remplit notre cœur qui peut rayonner d’une joie si profonde, car enracinée en Dieu, qu’aucune tristesse ou épreuve ne peut la déraciner.

En disposant la solennité de l’Immaculée Conception sur notre chemin d’Avent qui nous mène à Noël, voilà le message que la Providence divine veut nous délivrer. Elle nous fait découvrir et méditer le mystère de l’Immaculée qui a été préservée de la tâche originelle et qui a su se préserver de toute souillure et elle prépare ainsi notre cœur à recevoir la vraie joie de Noël, pas celle éphémère des rencontres mondaines et des cadeaux, qui certes mis à leur juste place peuvent y contribuer, mais celle indicible et salvatrice qui vient illuminer toute notre vie chrétienne par la présence de la Lumière céleste qui s’est faite chair.

La Vierge Marie est le chemin immaculé que Dieu a emprunté pour venir à nous dans le mystère de son Incarnation, elle est la voie purificatrice sur laquelle nous devons, nous aussi, cheminer si nous voulons aller à la rencontre de Jésus pour avoir part aux joies des festivités de sa Nativité terrestre. En elle nous pouvons répondre à la « voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mt 3, 3).

Vitam præsta puram
Iter para tutum
Ut videntes Jesum
Semper collætemur

Gardez notre vie pure
Préparez-nous un chemin sûr
Pour que, voyant Jésus,
Eternellement, nous nous réjouissions.
(Ave Maris Stella)

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 8 décembre 2019

Promesse certaine de présence et de bonheur ! Espérons toujours !

Les journées sont courtes, la lumière du soleil est rare. Nos corps se plient aux exigences de l’hibernation. La fatigue et le mécontentement de nos contemporains environnent notre France. La trêve des confiseurs et les illuminations du Noël commercial apporteront un répit passager. Comment se projeter dans l’avenir, comment être dans l’espérance quand une âme ne se tourne pas vers Dieu, quand la famille et la filiation sont oubliées ? Que ce soit l’athée qui nie l’existence du Créateur, que ce soit l’agnostique qui ne cesse de rechercher des preuves de sa présence, que ce soit un croyant qui ne reconnaît que son existence, comment espérer si l’on n’écoute pas les prophètes qui annoncent et avertissent ?

De la Genèse aux Évangiles, Dieu promet qu’Il ne sera pas absent de nos vies. Il est un Père qui donne, pardonne à ses enfants et ne les abandonne jamais. Son aide, sa grâce est toujours présente. Les croyants ont confiance en la providence de la Femme qui enfantera un Fils et écrasera la tête du serpent ancien.

Il vaut mieux l’indignation et la colère divines de Dieu devant la souffrance de l’innocent que son silence mystérieux. Il vaut mieux être averti que d’être surpris dans la malice et l’insouciance  : « Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. » (Romains I, 13 v. 14)

« …Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché… si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez… En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu… nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. » (Rom. I, 8) 

Et puisque l’Immaculée Conception de la Vierge Marie sera le saint réceptacle de l’Incarnation du Verbe du Père, du Fils bien-aimé, que pouvons-nous craindre ?

« La détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?… rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus Notre Seigneur. » (Rom. I , 8)

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 1 décembre 2019

Sous le regard
et la bénédiction de sainte Cécile

La Providence divine a ainsi disposé les évènements qui ponctuent la vie de notre très chère paroisse que celle-ci a cette caractéristique liturgique remarquable d’avoir la fête de ses 2 co-patrons, saint Eugène et sainte Cécile, qui forme une octave de prières d’abord ouverte solennellement par la célébration du Dies natalis, la naissance au Ciel, de saint Eugène, et ensuite close non moins fastueusement par la fête du martyre de sainte Cécile.

Nos deux saints ont des points communs, en particulier celui du don de leur vie jusqu’à l’effusion de leur sang pour la défense sans concession de la Foi chrétienne, mais ils ont aussi, bien sûr, chacun leurs particularités. Ainsi, si sainte Cécile a été choisie pour présider avec saint Eugène aux destinées de notre paroisse, elle a été avant tout proclamée au niveau de l’Eglise universelle patronne des musiciens. En effet, cheminant vers son martyre et ayant déjà son cœur comme transporté au Ciel, elle eut ce privilège d’entendre la musique céleste qui fortifia son âme et la combla de cette joie surnaturelle qui la fit traverser l’ultime épreuve du témoignage de la Foi avec une détermination invincible.

La musique peut être source de joies spirituelles si elle est le reflet de la beauté de la musique céleste. Platon l’avait déjà pressenti : le beau est une voie privilégiée pour élever l’âme vers le transcendant. Le beau est ce transcendantal qui nous découvre la Beauté de Dieu, et si la Liturgie a pour fin de nous mettre en contact avec Dieu, elle ne peut le faire que sur le registre du Beau. Renoncer au Beau sous prétexte de simplicité est pure illusion, car la vraie simplicité, celle qui unifie l’être humain en lui-même et harmonise les âmes entre elles, ne peut se faire qu’en Dieu, qu’en élevant l’âme vers Dieu et donc qu’à travers le Beau qui est ce chemin privilégié qui mène à Dieu.

L’Eglise a toujours considéré que la musique est un élément essentiel de la Liturgie et que de sa beauté dépend la qualité de la prière. Sous le regard bienveillant et l’impulsion surnaturelle de sa patronne secondaire, notre paroisse a su rester fidèle à cette exigence d’une musique et d’un chant sacrés soucieux d’élever les âmes vers Dieu.

Aussi, on peut dire que ce patronage spirituel et cette dévotion pour sainte Cécile qui se déploient spécialement chaque année dans la solennité de la célébration de sa fête, comme nous le faisons ces jours-ci, ont porté des fruits magnifiques qui contribuent sans aucun doute à la réputation de notre liturgie bien au-delà des frontières de la paroisse et même du diocèse : en attirant les âmes en recherche du sacré, les célébrations rayonnantes de dignité et de luminosité les aident à pénétrer dans le mystère de la sainte Messe et contribuent à faire aimer la liturgie traditionnelle en en mettant mieux en valeur ses richesses.

Un grand merci et une bonne et joyeuse fête à tous ceux qui œuvrent à cette beauté musicale : les membres de la schola, l’organiste et aussi les organisateurs des concerts spirituels. Que Dieu continue à les bénir dans leurs œuvres et à nous sanctifier à travers elles.

Et en ce dernier dimanche de l’année liturgique, que toute cette magnificence cultuelle contribue à la gloire du Christ-Roi de l’Univers et au déploiement de son Royaume en nos cœurs.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 24 novembre 2019

Solennité de Saint Eugène

Malgré les siècles,
que Saint Eugène nous soit présent !

Lorsqu’on se tourne vers un homme ou une femme que l’Église catholique reconnaît dans la foi et la charité, alors le temps, les siècles et les années ne comptent plus. Lorsqu’une communauté, un pays, une paroisse demande à ce saint ou à cette sainte de prier spécialement, d’intercéder principalement, de patronner les âmes, alors ce patronage, cette recommandation auprès de Dieu est aussi en dehors du temps.

Selon la tradition la plus ancienne, Saint Eugène, évêque de Tolède de 69 à 96, est né à Rome au premier siècle, et était un des principaux compagnons de saint Denis l’Aréopagite, premier évêque d’Athènes converti par saint Paul, mentionné au verset 34 du chapitre 17 du livre des Actes des Apôtres :

« Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j’ai trouvé jusqu’à un autel avec l’inscription : au dieu inconnu. Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer. […]

À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ; Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent… […] Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout. […] En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts.»

C’est cette foi en Jésus Sauveur, c’est le désir d’annoncer la Bonne Nouvelle, l’Évangile, qui a poussé Denis et Eugène à parcourir l’Europe. Or cette foi nous a permis de sortir du paganisme, de la dureté des mœurs, des femmes répudiées, des enfants sacrifiés, de la peur des forces naturelles, de la peur des dieux pour le Dieu Unique. Le Père nous donne sa Parole éternelle dans l’Enfant-Jésus né de la Vierge Marie. Son commandement est de nous aimer les uns les autres jusqu’au sacrifice de la Croix. Les Occidentaux sont poussés à croire au hasard et à la nature muette. Nous croyons en un Dieu Charité qui nous donne droits et devoirs pour mériter et porter du fruit. Les Âmes du Purgatoire le savent bien.

Saint Denis a été décapité à Montmartre et porta sa tête, saint Eugène le fut à Deuil-la-Barre puis jeté dans le lac Marchais, sainte Geneviève, née en 420, rejoignit le Seigneur à 89 ans, après avoir sauvé Paris. Que nous puissions avoir leur foi, leur espérance et leur charité présentes en 2019 et 2020 !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 17 novembre 2019

Une théologie de la confusion

Dans l’Evangile de ce dimanche, qu’il soit celui de la forme ordinaire ou celui de la forme extraordinaire du rite romain, les détracteurs de Notre Sauveur Jésus-Christ tentent de Le piéger en Lui présentant des cas litigieux qui au niveau humain semblent insolubles. Alors, Jésus répond simplement et dirime facilement les antinomies qui Lui sont présentées en fondant son argumentation sur la distinction des différents ordres qui régissent toute réalité en ce monde. En fait, la réponse de Jésus renvoie à cette considération plus générale qu’il ne faut jamais confondre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel en particulier en ramenant ce dernier au 1er. Certes les deux se complètent car ainsi que nous l’enseigne la théologie, gratia supponit naturam (la grâce suppose la nature) mais les deux sont tout à fait distincts.

Malheureusement l’actualité de l’Eglise des dernières semaines nous rappelle que cet avertissement de Jésus-Christ demeure tout à fait d’actualité. En définissant « l’Amazonie, ainsi que tout autre espace territorial autochtone ou communautaire » comme « lieu théologique », « source particulière de la révélation de Dieu » (Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie), en portant en procession de la Basilique Saint-Pierre de Rome à la salle du synode la statue de Pachamama, la déesse-terre de la nature-mère, contrefaçon diabolique de la Très Sainte Vierge Marie (le 7 octobre 2019, fête de Notre Dame du Rosaire), en demandant la poursuite de l’étude de l’accès des femmes aux Ordres sacrés, préparé par la réception des ministères institués (rapport final du synode sur l’Amazonie), l’ordination d’hommes mariés… nous avons assisté à la promotion d’une théologie bâtie sur la confusion des ordres naturels et surnaturels.

Or la nature demeure marquée par le péché originel, elle ne peut être source de salut : le mythe rousseauiste du bon sauvage que l’on a tenté de nous ressortir, mais en vain car entre temps il a bien fallu reconnaître les sacrifices humains des religions naturelles, en fait renoue avec l’hérésie pélagienne qui défendait à tort que par ses forces naturelles l’homme a les moyens de s’engager sur la voie de son salut. Or Jésus-Christ est notre unique Sauveur, car Lui seul par sa double Nature peut être le Pont entre Dieu et les hommes et par son Sacrifice expiatoire, Lui seul pouvait nous délivrer du péché originel, nous réouvrir les portes de la Vie éternelle et nous offrir le Salut de Dieu à travers les Sacrements de la Sainte Eglise. Face à la confusion qui se répand, il faut être clair : la nature blessée par la chute originelle est devenue le domaine du prince de ce monde (Jn 12, 31-32). Vouloir réduire le Royaume des Cieux au cadre naturel de la Création est l’anéantir en le remettant aux mains de l’ennemi de genre humain. Seuls les pouvoirs surnaturels confiés par Notre Seigneur Jésus-Christ à son Eglise peuvent nous faire échapper à cette emprise diabolique. Aussi l’Epouse du Christ a toujours réalisé sa mission en s’efforçant de porter l’Evangile aux quatre coins du monde et en baptisant, comme son Seigneur le lui a ordonné.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 10 novembre 2019

Victoire et Paix

L’Amour de notre Créateur et Père se manifeste par le bonheur de ses créatures et enfants. C’est la gloire de Dieu que sa volonté soit faite. Le péché n’est pas seulement un égoïsme stérile, un faux chemin qui ne donne jamais satisfaction. Il est également une sorte d’ombre à la gloire de Dieu.

Le sacrifice de la Croix montre le prix du refus de donner, de pardonner, de construire dans la patience et l’exigence de nos vies libres mais marquées par le commandement de l’amour de Dieu et du prochain. La Résurrection apporte la victoire et la paix après la violence et l’inutilité du péché. La Vierge Marie, la Sainte Mère de l’Enfant Dieu et du Sauveur, vit cette paix en son Cœur Immaculé.

Mais le Christ demande une participation à son sacrifice. Il nous demande de porter la croix et d’apprendre la douceur et la légèreté de son Cœur sacré. Debout au pied de la Croix, Notre-Dame devient notre mère et la reine des martyrs et de tous les saints.

A nous de vivre dans la vérité, la bonté, l’humilité, le courage du sacrifice pour les victoires et les paix véritables de la vie terrestre. Au moment de l’appel de Dieu, à la séparation temporaire de l’âme et du corps, à notre mort, le Christ nous jugera.

Le purgatoire purifiera les âmes de ceux qui sont morts sans avoir tout donné et tout pardonné. En ne suivant pas parfaitement la volonté divine qui exige la véritable bienveillance, ils doivent réparer ce temps perdu. Notre devoir est de donner nos prières et nos œuvres comme faire célébrer une messe, se recueillir devant leur corps qui ressuscitera.

Dieu, qui est hors du temps, saura répartir les mérites du Saint Sacrifice et nos prières pour alléger le Purgatoire ou même donner des grâces nécessaires à une conversion avant la mort d’un être cher ou d’un ennemi.

Que la Vierge Marie, les saints Anges, les Martyrs, les saints et les saintes connus et inconnus nous invitent à la Victoire de l’Agneau de Dieu et sa Paix. Son Père et notre Père réclame notre fidélité devant tant d’espérance et de bonheur éternel promis.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 3 novembre 2019

Nuit d’adoration du premier vendredi du mois dans la nuit du 1 au 2 novembre

INDULGENCES de novembre :

On appelle indulgence la rémission devant Dieu de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute par le regret en confession.

1) Le jour des défunts, 2 novembre :

S’étant confessés dans les huit jours avant ou après, et ayant communié le jour même, les fidèles qui visitent une église en vue de prier pour les défunts, et qui récitent aux intentions du Souverain Pontife un « Notre Père » et un « Je crois en Dieu », obtiennent une indulgence plénière (c’est-à-dire toute la remise de la peine temporelle) applicable seulement aux âmes du purgatoire.

2) Du 1er au 9 novembre :

Les fidèles peuvent obtenir chaque jour, une fois par jour, une indulgence plénière, applicable aux âmes du purgatoire, en visitant un cimetière et en priant pour les défunts. Pour l’indulgence, il faut en avoir l’intention, accomplir intégralement les œuvres prescrites (confession, communion, prière pour le Pape) et être en état de grâce et même être détaché de tout péché véniel pour qu’elle soit entière, sinon, elle sera au moins partielle.

Prière pour le Pape : la liberté de l’Église catholique d’annoncer l’Évangile, la diffusion de la Foi, la fin des hérésies et des schismes, la conversion des pécheurs, la concorde entre les chefs chrétiens, tous biens du peuple chrétien.

Le triptyque de la sainteté

Au cours de cette semaine l’Eglise militante, qui est sur Terre, est tout spécialement appelée à prier pour l’Eglise souffrante qui termine sa purification au Purgatoire, l’ultime moment de la miséricorde divine envers les pécheurs, et à louer l’Eglise triomphante qui est au Ciel tout en sollicitant ses suffrages pour ceux qui sont encore en chemin. Par les deux grandes et magnifiques célébrations que sont la fête de tous les saints et la commémoration de tous les fidèles défunts, la Liturgie a mis en relation en ce début du mois de novembre les trois composantes de l’unique Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ qui sont réunies comme pour marquer l’unité du Corps mystique du Christ dont la Communion se diversifie actuellement en ses différentes conditions de vie, en attendant son achèvement dans la pleine unité de la Communion des saints lors du retour triomphal de Notre Sauveur à la fin des temps.

Si la sainte Eglise nous offre ce magnifique triptyque ecclésiologique à contempler, c’est qu’il est le reflet d’une réalité très profonde qui nous est vitale car elle nous rappelle que la vie en ce monde est un combat qu’il nous faut mener, Deo auxiliante, jusqu’au bout avec courage (Eglise militante) et que si nous baissons les bras avant d’accéder au triomphe qui nous est promis (Eglise triomphante), il nous faudra de toute façon porter les croix que nous aurons repoussées par faiblesse humaine afin que soit achevée notre mission terrestre (Eglise souffrante). De plus, si nous continuons le bon combat en ce monde, nous pouvons, tout en gagnant notre Ciel, aider par nos mérites les âmes du Purgatoire à se purifier, développant ainsi des liens d’entraide et d’amitié spirituelles qui nous préparent à la Communion des saints au Paradis céleste.

Le thème commun de ce magnifique triptyque, vous l’avez deviné, est la sainteté : dans sa phase de conquête, puis si nécessaire dans sa phase d’achèvement et enfin dans sa phase finale de plénitude. Tout cela a été divinement disposé afin de réaliser le commandement que le Seigneur a laissé à Moïse : « Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras : Soyez saints, parce que je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu » (Lv. 19,1-2) et que Notre Seigneur Jésus-Christ reprendra sous la forme : « Soyez donc parfaits, vous, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48).

Que ces saintes journées riches d’enseignement sur notre condition humaine nous aident à persévérer courageusement au milieu des épreuves quotidiennes car nous savons que celles-ci ont un sens, qu’à travers elles nous pouvons vraiment progresser vers la Patrie céleste en participant à l’œuvre de Rédemption de Notre Seigneur Jésus-Christ : c’est là l’unique chemin vers la Béatitude céleste car c’est le chemin que Jésus-Christ Lui-même, Chef et Tête de l’Eglise, son Troupeau, a voulu parcourir en venant en ce monde et c’est pour nous le tracer et nous le montrer qu’Il s’est incarné.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 27 octobre 2019

Le mariage, les noces de l’Agneau de Dieu

Quand nous prions le Credo, le « Je crois en Dieu », quand nous recevons la Bonne Nouvelle de la venue de Dieu sur Terre, nous ne sommes plus assez conscients de notre Espérance. Si nous avons été baptisés « bébé », plongés dans l’amour des mérites du Christ crucifié et ressuscité, nous ne nous rendons plus compte du trésor que nous possédons. Les adultes non-baptisés sont plus fervents car ils ont soif. Cependant le catéchisme des enfants dans la grâce des communions et des confessions est une source particulière de sainteté. La tiédeur et la paresse des baptisés n’est pas une fatalité. Il nous faut préparer le retour du Christ pour qu’il trouve notre foi quand il viendra pour l’achèvement de son mariage mystique, de ses noces éternelles.

Comme l’écrit saint Paul, il faut demeurer ferme dans ce que nous avons appris : le catéchisme a le pouvoir de communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi en Jésus Christ : « Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire (IIème à Timothée 3,14-17.4,1-2). »

La Vierge Marie a été choisie pour nous conforter dans la foi. Sa virginité perpétuelle, avant, pendant et après l’enfantement, est notre espérance dans la victoire sur la fragilité du corps qui vit et vieillit. Elle est la Dame catéchiste, elle rend l’Incarnation incontournable. Spirituellement et moralement, elle est la toute pure. Elle est la vraie Mère, corps et âme, et non pas la boue de la planète Terre. Par le chapelet, elle offre nos prières au Grand Roi pour ses enfants afin qu’ils reçoivent le pardon et la tunique blanche de la fête du mariage éternel, des noces de l’Agneau de Dieu.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 20 octobre 2019

La couronne des saints

Cette nouvelle semaine, à l’instar de chacune de celles qui se succèdent durant l’année, nous amène son lot magnifique de saints et de saintes qui viendront orner et illuminer les jours à venir qui, sans eux, seraient bien sombres et moroses. Se détachent d’abord de ces commémorations durant cette semaine, la solennité reportée au dimanche du Patron-fondateur de notre diocèse, saint Denis, et la fête de saint Luc, le 18 octobre, qui nous renvoient à la période apostolique du temps héroïque de l’Eglise naissante juste après le départ du Sauveur qui continue à être présent en ses saints martyrs et dans son enseignement, spécialement celui consigné dans les Saintes Ecritures. La semaine est aussi illuminée par la présence de 2 grandes mystiques : d’abord sainte Thérèse d’Avila qui, par la spiritualité carmélitaine, a donné un nouveau souffle à la vie de prière de l’Eglise en un siècle qui, comme le nôtre, en pleine crise, cherchait à conforter un élan de renouveau sur les bases de la prière ; et ensuite sainte Marguerite-Marie-Alacoque dont le message sur la dévotion au Cœur sacré de Jésus liée au 1er vendredi du Mois et sur la consécration de la France au Sacré-Cœur, si chères à notre paroisse, nous rappellent les véritables enjeux surnaturels de la crise politique de la Fille ainée de l’Eglise. Et puis, on peut aussi citer sainte Edwige, reine de Pologne, qui nous renvoie au saint Pape Jean-Paul II qui garde une place spéciale dans le cœur de nombreux catholiques pour l’énergie qu’il déploya en vue de la vraie réforme de l’Eglise.

Ainsi, grâce au sanctoral, qui est le cycle annuel des fêtes des saints, la semaine est bénie par la présence du dies natalis, l’anniversaire du jour de la naissance au Ciel des saints qui, en cette occasion, brillent d’un éclat tout spécial dans le firmament du Paradis, lueur dont nous pouvons recueillir les rayons de grâce si nous nous approchons d’eux par une prière plus fervente en leur honneur ce jour-là.

Si le temporal, le cycle annuel qui déroule les mystères du Salut, est essentiel pour la sanctification des chrétiens qui désirent revivre le mystère de l’Incarnation-Rédemption afin d’en recueillir les grâces méritées par le Sauveur, le sanctoral, en s’emboitant dans le temporal, le complète admirablement en incarnant dans la diversité des créatures élues de Dieu les différentes facettes des richesses de la Rédemption. La cohorte des saints, qui nous sont donnés en exemple, actualise et diffuse dans le temps et l’espace qu’ils sanctifient, chacun selon son charisme, un aspect de l’infinie richesse de sainteté de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’unique Saint parfait aux yeux du Père car Lui seul peut réunir en sa Personne du Verbe incarné la sainteté dans sa plénitude.

« Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant,
Vous trouvez votre gloire dans l’assemblée des Saints
et, en couronnant leurs mérites, vous couronnez vos propres dons.
En eux, vous avez voulu que nous trouvions une vie qui nous serve d’exemple,
une communion qui nous donne une famille, une prière qui nous soit un secours;
afin qu’environnés d’une telle nuée de témoins,
nous courrions sans défaillance au combat qui nous est proposé
et recevions avec eux la couronne impérissable de la gloire. »
(Préface des saints)

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 13 octobre 2019

Mois d’Octobre, Mois du Rosaire
La Toute Puissance de la Foi en l’Incarnation et le Salut par la Croix

En ce jour où se rencontrent la salutation angélique, la salutation de l’Archange Gabriel à la Vierge Marie et la mémoire de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, nous avons un rendez-vous avec la foi en Dieu.

En priant le chapelet, nous posons un acte de foi en l’Incarnation et le Salut par la Croix. Jésus est notre Sauveur. Il est Dieu et homme. Il tient sa nature humaine d’une femme en son corps, la Vierge Marie. Les mérites infinis de son sacrifice par la mort de la Croix et sa victoire par la Résurrection sont notre salut. La Petite Thérèse a cru et prie encore pour la France et le monde. L’aide de Dieu, la grâce, est puissance divine à la rencontre de notre liberté. Ne lui faisons pas obstacle mais laissons-nous relever de nos péchés et de nos misères pour avoir les joies de l’humilité et le bonheur.

Au moment où l’Église ouvre un Synode du 6 au 27 octobre sur l’“Amazonie : Nouveaux chemins pour l’Église et pour l’écologie intégrale”, il nous faut adorer le Christ, et demander à Marie d’user de son influence sur le Sacré Coeur. La planète ou la terre n’est pas notre mère. Dieu est Notre Père, Jésus est son Fils et notre Frère aîné. Marie nous a été donnée comme Maman du Ciel.

Nous devons aider nos frères et soeurs de France et d’ailleurs en témoignant de la Vérité et de l’Amour de Dieu. L’insousciance des pays riches de l’Occident abuse de sa technique médicale et, après avoir singé la procréation naturelle et intime pour les couples homme et femme, ils veulent priver les enfants de père. Comme l’écrit l’archevêque de Paris, Mgr Michel AUPETIT, le 4 octobre dernier : « Un évêque de l’Église catholique se doit d’annoncer l’Évangile, de permettre à chacun de rencontrer Dieu et de proposer à tous d’entrer dans la Vie éternelle que le Christ a ouverte par sa résurrection. Justement, par son incarnation, le Christ, le Fils de Dieu, est venu transfigurer notre vision de l’homme en lui conférant une dignité indépassable et ceci quelle que soit son origine ethnique, sa situation sociale, son sexe, sa culture ou son âge. […] Le projet de loi bioéthique en discussion touche aux fondements les plus essentiels sur lesquels sont bâties nos sociétés humaines : la filiation, la non-marchandisation du corps humain, le respect de toute vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’intérêt supérieur de l’enfant, une médecine philanthropique et non marchande, une écologie humaine où le corps n’est pas un instrument mais le lieu de l’édification de la personnalité.[…] On transmet la vie, elle ne nous appartient pas.

Il n’est pas possible d’instrumentaliser un enfant au prétexte de combler un désir individuel. Si la frustration entraîne une souffrance qu’il faut savoir accompagner, elle ne peut justifier en aucun cas une revendication parentale. »

Il ne suffira pas de manifester et de témoigner de la vérité, il faut dire : Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 6 octobre 2019

Qui est comme Dieu ?

Après le patronage de la Très Sainte Vierge Marie qui nous a honorés de sa présence spirituelle et de son enseignement dans la Liturgie pendant 2 dimanches de suite, voici que c’est au tour de l’Archange Saint Michel de venir nous visiter dans le cadre de la magnifique Messe et des merveilleux offices qui lui sont consacrés en ce dernier dimanche du mois de septembre. Dieu dispose tout pour le bien de ceux qui L’aime (Rm 8, 28), aussi ceux qui aiment Dieu ne peuvent voir dans cette disposition divine du calendrier liturgique que le signe, l’indication d’un message que l’Archange de Dieu, à la suite de la très sainte Vierge Marie, est chargé de nous transmettre en ce début d’année 2019-20.

Saint Michel-Archange est le Chef de la milice céleste : Dieu lui a confié la mission de diriger du haut du Ciel les grands combats qui, en ce monde livré par nos 1ers parents au prince du royaume des ténèbres lors de la chute originelle, opposent les forces des enfers aux enfants de Dieu. Est-ce en prévision d’importantes batailles à venir que Dieu veut attirer notre attention sur la dimension surnaturelle de certains enjeux décisifs et nous encourager à redoubler de dévotion envers le Prince de la Milice céleste ?

Dans sa stratégie d’attaque et de combat, l’Archange saint Michel a providentiellement disposé plusieurs lieux privilégiés qui lui sont tout spécialement dédiés. Et comme sur cette terre, nous avons besoin de signes pour reconnaître l’action de Dieu, il a placé ces sanctuaires sur une ligne droite parfaite qui, telle un trait de lance disposé pour terrasser le dragon dans le combat décisif de la fin des temps, part de Skelling Michael en Irlande et a sa pointe au monastère du Mont-Carmel en Israël, haut lieu du combat spirituel illustré au 9ème siècle avant JC par la présence du Prophète Elie qui passa au fil de l’épée les faux-prophètes de Baal.

A l’instar de la Très Sainte Vierge Marie, Patronne principale de notre nation, dont les plus importants lieux d’apparitions dans notre pays forment géographiquement un grand M reliant ces sanctuaires mariaux, Saint Michel, notre Patron secondaire, a voulu que son épée passe dans notre pays par le Mont-Saint-Michel qui constitue une place-forte privilégiée qui rappelle à la Fille ainée de l’Église que dans sa mission elle peut, et même, doit compter sur l’intercession et l’intervention très puissante de son Patron céleste.

C’est donc une chance et un bienfait de la Messe traditionnelle que d’avoir dans les prières léonines la récitation de l’oraison à saint Michel. Mais rien n’empêche, comme l’y incitait le Pape Jean-Paul II, de les réciter également, en action de grâce, dans la forme ordinaire du rite romain de la sainte Messe afin d’en tirer un profit équivalent.

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat,
contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu lui fasse sentir Son empire, nous vous en supplions
et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la force divine
Satan et les autres esprits mauvais, qui œuvrent dans le monde à la perte des âmes. Amen. »

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 29 septembre 2019

Les fils de ce monde sont plus habiles que les Fils de la Lumière

La nouvelle loi bioéthique sera examinée à partir du lundi 23 septembre par les députés. Ainsi, la loi du 29 juillet 1994 sur le corps humain, le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain, va subir sa troisième révision légale. La première loi avait établi le principe de la non-patrimonialité du corps humain qui ne peut être réduit à une chose pouvant faire l’objet d’un contrat. Ce qui sera démenti par l’adoption future de la gestation pour autrui, GPA, où une femme est payée, « défrayée », pour porter et vendre l’enfant comme dans de nombreux États des USA (80 000 à 180 000 euros), dans huit pays européens (70 000 à 85 000 euros), la Russie, la Géorgie et l’Ukraine (50 000 à 80 000 euros), le Canada (60 000 à 100 000 euros) sauf le Québec, le Brésil, l’Inde (20 000 à 30 000 euros), Israël. Chaque pays impose ses prix pour la FIV (fécondation en tube de verre dite in vitro) et le transfert embryonnaire.

Et Dieu dans tout cela ? Son divin Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, a-t-il évoqué ces techniques de procréation médicalement assistée ? Oui, par les successeurs de Pierre et leur enseignement venant éclairer la loi naturelle par l’assistance du Saint-Esprit. Ainsi, ce n’est pas seulement une question d’argent mais une réalité humaine et familiale. Tout en étant compréhensif pour les couples mariés éprouvés par l’infertilité, c’est une faiblesse et un péché de vouloir un enfant sans l’acte conjugal naturel intime de l’homme et de la femme. L’intervention d’un médecin est immorale.C’est la raison fondamentale qui n’ouvre que la solution de l’adoption.

Si l’on n’écoute pas Dieu, on va user des lois naturelles biologiques pour former des petites vies en éprouvette, les exposer volontairement à la mort, éliminer les embryons survivants surnuméraires. Cela pour la PMA même dans un couple marié, homme et femme. Avec la GPA, l’origine paternelle ou maternelle est nécessairement blessée.

Alors, en effet, les fils de ce monde sont plus habiles que les Fils de la Lumière : pour les désirs excessifs, les frustrations, les insatisfactions et les profits de ceux qui les exploitent.

Prions donc la Très Sainte Vierge Marie qui nous étonne avec le miracle de sa maternité virginale pour manifester la venue du Verbe, de la Parole éternelle du Père dans notre chair. Il n’y a pas eu d’embryons maltraités ou tués mais une vie directe, une source d’espérance : une mère, un père adoptif merveilleux en Joseph. L’hymne à la Vérité et à la Vie. Manifestons notre foi, notre espérance et notre véritable charité pour tous !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 22 septembre 2019

Sous le regard de Marie

Voici une nouvelle année qui commence pour notre chère paroisse avec ce que cette rentrée 2019 nous apporte de nouveautés dans la continuité. C’est là une caractéristique fondamentale de tout organisme vivant en bonne santé qui se développe et s’épanouit harmonieusement pour le bien commun de tous ses membres.

Saint Eugène reste saint Eugène, Dieu merci avec toutes ses particularités qui constituent ses richesses et qui font de notre paroisse un pôle de rayonnement spirituel extraordinaire et unique en son genre dans le diocèse.

Et puis il y a plusieurs nouveautés. Parmi celles que la Providence divine a disposées pour notre paroisse, il vous a été annoncé il y a quelques mois ma nomination de vicaire à Saint-Eugène par Mgr Benoît de Sinéty, notre Vicaire général. C’est mon 1er ministère en paroisse qui permet de faire mes 1ers pas de vicaire. Je compte donc sur votre indulgence pour cette année qui sera comme un temps de noviciat. Mais je suis confiant car mes 1es contacts avec vous m’ont montré votre bienveillance.

J’ai déjà eu l’occasion de vous faire part de ma joie de venir parmi vous et de me mettre à votre service sous la direction de notre Curé, M. l’Abbé Guelfucci. Mon désir est de me fondre dans ce que Saint-Eugène a d’essentiel et qui forme sa magnifique tradition vivante que je découvre progressivement et qui font déjà ma joie de vicaire. Bien sûr, j’essaierai d’y apporter l’originalité des dons reçus de Dieu et de l’expérience acquise au cours de mes années de vie religieuse et d’aumônier d’hôpital. La biographie qui a été insérée dans la feuille paroissiale de la semaine dernière vous a donné une idée de mon parcours original. En particulier pour l’ensemble de la paroisse, je vous propose pour cette année un cours sur la Sainte Messe intitulé « l’esprit de la Liturgie comme source et vie de la prière authentique de l’Eglise » qui exposera des éléments d’une théologie fondamentale de la Liturgie (l’objet et le contenu de ce cours sont exposés dans un tract disponible à la sortie de l’église et vont être mis en ligne sur le site de la paroisse).

Visiblement, la Providence divine a voulu que nous inaugurions cette nouvelle année sous le regard maternel de la Vierge Marie : après le dimanche de rentrée placé sous le patronage de sa Nativité et avant de nous retrouver pour le pèlerinage à Notre Dame de Chartres, la sainte Vierge continue à nous accompagner avec l’émouvante liturgie de la fête de Notre Dame des sept douleurs que nous célébrons ce dimanche. Dieu a voulu que la Très Sainte Vierge Marie fût intimement associée à son Fils jusque dans sa Passion afin que, nous enfantant au pied de la Croix dans les douleurs à la Vie surnaturelle, elle devienne vraiment, dans cette communion parfaite au Crucifié, notre Mère selon l’ordre de la grâce : « Femme, voici votre fils ».

Je vous souhaite une bonne et sainte semaine sous son regard maternel.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche  15  septembre  2019

 

 

Une année de grâces par la Vierge Marie
avec sainte Geneviève

Quel beau dimanche pour commencer une nouvelle année sur le rythme de la société civile même si l’année liturgique de la foi l’emporte toujours. En effet, l’année de la prière commence par le premier dimanche de l’Avent qui nous prépare à la Nativité, l’Incarnation du Verbe éternel, de la Parole éternelle du Père, l’Enfant Jésus, le Christ Sauveur. Mais cette nuit de Noël du 25 décembre, 9 mois après le 25 mars, a été préparée par l’Immaculée Conception, le 8 décembre, qui nous donne le 8 septembre, 9 mois plus tard, la Nativité de la Vierge Marie, née de Joachim et d’Anne.

En fêtant la naissance de la Servante du Seigneur, nous fêtons toutes les prévenances et délicatesses de Dieu qui prépare ses interventions dans la vie personnelle et celle de nos nations. De notre prière du matin à notre réveil à notre prière du soir au coucher, souvenons-nous de cette présence. La nouvelle Ève participe à cette œuvre de la Rédemption du nouvel Adam qui se donne en nourriture par les Noces de l’Agneau de Dieu, de la Crucifixion à la Résurrection, mystère eucharistique. Le plan de Dieu passe par la Femme et la Mère afin de restaurer la nature humaine par le Fils. Le Christ est la tête du Corps mystique de toutes les âmes, Marie en est le cou comme le disait Saint Bernard. Son collier est sa fidélité à toutes les grâces. Sa couronne sera la participation à la victoire du Roi des rois.

Marie, reine de France dans son Assomption, est médiatrice de toutes grâces pour le Monde, la France, Chartres, Paris et notre paroisse. Elle a donc participé à la venue de l’abbé Gabriel Grodziski. Que Sainte Geneviève, dont nous fêterons les 1600 ans de sa naissance, que saint Denis, saint Eugène et sainte Cécile intercèdent pour nous !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 8 septembre 2019