Editorial

Solennité de Saint Eugène

Malgré les siècles,
que Saint Eugène nous soit présent !

Lorsqu’on se tourne vers un homme ou une femme que l’Église catholique reconnaît dans la foi et la charité, alors le temps, les siècles et les années ne comptent plus. Lorsqu’une communauté, un pays, une paroisse demande à ce saint ou à cette sainte de prier spécialement, d’intercéder principalement, de patronner les âmes, alors ce patronage, cette recommandation auprès de Dieu est aussi en dehors du temps.

Selon la tradition la plus ancienne, Saint Eugène, évêque de Tolède de 69 à 96, est né à Rome au premier siècle, et était un des principaux compagnons de saint Denis l’Aréopagite, premier évêque d’Athènes converti par saint Paul, mentionné au verset 34 du chapitre 17 du livre des Actes des Apôtres :

« Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j’ai trouvé jusqu’à un autel avec l’inscription : au dieu inconnu. Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer. […]

À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ; Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent… […] Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout. […] En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts.»

C’est cette foi en Jésus Sauveur, c’est le désir d’annoncer la Bonne Nouvelle, l’Évangile, qui a poussé Denis et Eugène à parcourir l’Europe. Or cette foi nous a permis de sortir du paganisme, de la dureté des mœurs, des femmes répudiées, des enfants sacrifiés, de la peur des forces naturelles, de la peur des dieux pour le Dieu Unique. Le Père nous donne sa Parole éternelle dans l’Enfant-Jésus né de la Vierge Marie. Son commandement est de nous aimer les uns les autres jusqu’au sacrifice de la Croix. Les Occidentaux sont poussés à croire au hasard et à la nature muette. Nous croyons en un Dieu Charité qui nous donne droits et devoirs pour mériter et porter du fruit. Les Âmes du Purgatoire le savent bien.

Saint Denis a été décapité à Montmartre et porta sa tête, saint Eugène le fut à Deuil-la-Barre puis jeté dans le lac Marchais, sainte Geneviève, née en 420, rejoignit le Seigneur à 89 ans, après avoir sauvé Paris. Que nous puissions avoir leur foi, leur espérance et leur charité présentes en 2019 et 2020 !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 17 novembre 2019

Une théologie de la confusion

Dans l’Evangile de ce dimanche, qu’il soit celui de la forme ordinaire ou celui de la forme extraordinaire du rite romain, les détracteurs de Notre Sauveur Jésus-Christ tentent de Le piéger en Lui présentant des cas litigieux qui au niveau humain semblent insolubles. Alors, Jésus répond simplement et dirime facilement les antinomies qui Lui sont présentées en fondant son argumentation sur la distinction des différents ordres qui régissent toute réalité en ce monde. En fait, la réponse de Jésus renvoie à cette considération plus générale qu’il ne faut jamais confondre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel en particulier en ramenant ce dernier au 1er. Certes les deux se complètent car ainsi que nous l’enseigne la théologie, gratia supponit naturam (la grâce suppose la nature) mais les deux sont tout à fait distincts.

Malheureusement l’actualité de l’Eglise des dernières semaines nous rappelle que cet avertissement de Jésus-Christ demeure tout à fait d’actualité. En définissant « l’Amazonie, ainsi que tout autre espace territorial autochtone ou communautaire » comme « lieu théologique », « source particulière de la révélation de Dieu » (Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie), en portant en procession de la Basilique Saint-Pierre de Rome à la salle du synode la statue de Pachamama, la déesse-terre de la nature-mère, contrefaçon diabolique de la Très Sainte Vierge Marie (le 7 octobre 2019, fête de Notre Dame du Rosaire), en demandant la poursuite de l’étude de l’accès des femmes aux Ordres sacrés, préparé par la réception des ministères institués (rapport final du synode sur l’Amazonie), l’ordination d’hommes mariés… nous avons assisté à la promotion d’une théologie bâtie sur la confusion des ordres naturels et surnaturels.

Or la nature demeure marquée par le péché originel, elle ne peut être source de salut : le mythe rousseauiste du bon sauvage que l’on a tenté de nous ressortir, mais en vain car entre temps il a bien fallu reconnaître les sacrifices humains des religions naturelles, en fait renoue avec l’hérésie pélagienne qui défendait à tort que par ses forces naturelles l’homme a les moyens de s’engager sur la voie de son salut. Or Jésus-Christ est notre unique Sauveur, car Lui seul par sa double Nature peut être le Pont entre Dieu et les hommes et par son Sacrifice expiatoire, Lui seul pouvait nous délivrer du péché originel, nous réouvrir les portes de la Vie éternelle et nous offrir le Salut de Dieu à travers les Sacrements de la Sainte Eglise. Face à la confusion qui se répand, il faut être clair : la nature blessée par la chute originelle est devenue le domaine du prince de ce monde (Jn 12, 31-32). Vouloir réduire le Royaume des Cieux au cadre naturel de la Création est l’anéantir en le remettant aux mains de l’ennemi de genre humain. Seuls les pouvoirs surnaturels confiés par Notre Seigneur Jésus-Christ à son Eglise peuvent nous faire échapper à cette emprise diabolique. Aussi l’Epouse du Christ a toujours réalisé sa mission en s’efforçant de porter l’Evangile aux quatre coins du monde et en baptisant, comme son Seigneur le lui a ordonné.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 10 novembre 2019

Victoire et Paix

L’Amour de notre Créateur et Père se manifeste par le bonheur de ses créatures et enfants. C’est la gloire de Dieu que sa volonté soit faite. Le péché n’est pas seulement un égoïsme stérile, un faux chemin qui ne donne jamais satisfaction. Il est également une sorte d’ombre à la gloire de Dieu.

Le sacrifice de la Croix montre le prix du refus de donner, de pardonner, de construire dans la patience et l’exigence de nos vies libres mais marquées par le commandement de l’amour de Dieu et du prochain. La Résurrection apporte la victoire et la paix après la violence et l’inutilité du péché. La Vierge Marie, la Sainte Mère de l’Enfant Dieu et du Sauveur, vit cette paix en son Cœur Immaculé.

Mais le Christ demande une participation à son sacrifice. Il nous demande de porter la croix et d’apprendre la douceur et la légèreté de son Cœur sacré. Debout au pied de la Croix, Notre-Dame devient notre mère et la reine des martyrs et de tous les saints.

A nous de vivre dans la vérité, la bonté, l’humilité, le courage du sacrifice pour les victoires et les paix véritables de la vie terrestre. Au moment de l’appel de Dieu, à la séparation temporaire de l’âme et du corps, à notre mort, le Christ nous jugera.

Le purgatoire purifiera les âmes de ceux qui sont morts sans avoir tout donné et tout pardonné. En ne suivant pas parfaitement la volonté divine qui exige la véritable bienveillance, ils doivent réparer ce temps perdu. Notre devoir est de donner nos prières et nos œuvres comme faire célébrer une messe, se recueillir devant leur corps qui ressuscitera.

Dieu, qui est hors du temps, saura répartir les mérites du Saint Sacrifice et nos prières pour alléger le Purgatoire ou même donner des grâces nécessaires à une conversion avant la mort d’un être cher ou d’un ennemi.

Que la Vierge Marie, les saints Anges, les Martyrs, les saints et les saintes connus et inconnus nous invitent à la Victoire de l’Agneau de Dieu et sa Paix. Son Père et notre Père réclame notre fidélité devant tant d’espérance et de bonheur éternel promis.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 3 novembre 2019

Nuit d’adoration du premier vendredi du mois dans la nuit du 1 au 2 novembre

INDULGENCES de novembre :

On appelle indulgence la rémission devant Dieu de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute par le regret en confession.

1) Le jour des défunts, 2 novembre :

S’étant confessés dans les huit jours avant ou après, et ayant communié le jour même, les fidèles qui visitent une église en vue de prier pour les défunts, et qui récitent aux intentions du Souverain Pontife un « Notre Père » et un « Je crois en Dieu », obtiennent une indulgence plénière (c’est-à-dire toute la remise de la peine temporelle) applicable seulement aux âmes du purgatoire.

2) Du 1er au 9 novembre :

Les fidèles peuvent obtenir chaque jour, une fois par jour, une indulgence plénière, applicable aux âmes du purgatoire, en visitant un cimetière et en priant pour les défunts. Pour l’indulgence, il faut en avoir l’intention, accomplir intégralement les œuvres prescrites (confession, communion, prière pour le Pape) et être en état de grâce et même être détaché de tout péché véniel pour qu’elle soit entière, sinon, elle sera au moins partielle.

Prière pour le Pape : la liberté de l’Église catholique d’annoncer l’Évangile, la diffusion de la Foi, la fin des hérésies et des schismes, la conversion des pécheurs, la concorde entre les chefs chrétiens, tous biens du peuple chrétien.

Le triptyque de la sainteté

Au cours de cette semaine l’Eglise militante, qui est sur Terre, est tout spécialement appelée à prier pour l’Eglise souffrante qui termine sa purification au Purgatoire, l’ultime moment de la miséricorde divine envers les pécheurs, et à louer l’Eglise triomphante qui est au Ciel tout en sollicitant ses suffrages pour ceux qui sont encore en chemin. Par les deux grandes et magnifiques célébrations que sont la fête de tous les saints et la commémoration de tous les fidèles défunts, la Liturgie a mis en relation en ce début du mois de novembre les trois composantes de l’unique Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ qui sont réunies comme pour marquer l’unité du Corps mystique du Christ dont la Communion se diversifie actuellement en ses différentes conditions de vie, en attendant son achèvement dans la pleine unité de la Communion des saints lors du retour triomphal de Notre Sauveur à la fin des temps.

Si la sainte Eglise nous offre ce magnifique triptyque ecclésiologique à contempler, c’est qu’il est le reflet d’une réalité très profonde qui nous est vitale car elle nous rappelle que la vie en ce monde est un combat qu’il nous faut mener, Deo auxiliante, jusqu’au bout avec courage (Eglise militante) et que si nous baissons les bras avant d’accéder au triomphe qui nous est promis (Eglise triomphante), il nous faudra de toute façon porter les croix que nous aurons repoussées par faiblesse humaine afin que soit achevée notre mission terrestre (Eglise souffrante). De plus, si nous continuons le bon combat en ce monde, nous pouvons, tout en gagnant notre Ciel, aider par nos mérites les âmes du Purgatoire à se purifier, développant ainsi des liens d’entraide et d’amitié spirituelles qui nous préparent à la Communion des saints au Paradis céleste.

Le thème commun de ce magnifique triptyque, vous l’avez deviné, est la sainteté : dans sa phase de conquête, puis si nécessaire dans sa phase d’achèvement et enfin dans sa phase finale de plénitude. Tout cela a été divinement disposé afin de réaliser le commandement que le Seigneur a laissé à Moïse : « Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras : Soyez saints, parce que je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu » (Lv. 19,1-2) et que Notre Seigneur Jésus-Christ reprendra sous la forme : « Soyez donc parfaits, vous, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48).

Que ces saintes journées riches d’enseignement sur notre condition humaine nous aident à persévérer courageusement au milieu des épreuves quotidiennes car nous savons que celles-ci ont un sens, qu’à travers elles nous pouvons vraiment progresser vers la Patrie céleste en participant à l’œuvre de Rédemption de Notre Seigneur Jésus-Christ : c’est là l’unique chemin vers la Béatitude céleste car c’est le chemin que Jésus-Christ Lui-même, Chef et Tête de l’Eglise, son Troupeau, a voulu parcourir en venant en ce monde et c’est pour nous le tracer et nous le montrer qu’Il s’est incarné.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 27 octobre 2019

Le mariage, les noces de l’Agneau de Dieu

Quand nous prions le Credo, le « Je crois en Dieu », quand nous recevons la Bonne Nouvelle de la venue de Dieu sur Terre, nous ne sommes plus assez conscients de notre Espérance. Si nous avons été baptisés « bébé », plongés dans l’amour des mérites du Christ crucifié et ressuscité, nous ne nous rendons plus compte du trésor que nous possédons. Les adultes non-baptisés sont plus fervents car ils ont soif. Cependant le catéchisme des enfants dans la grâce des communions et des confessions est une source particulière de sainteté. La tiédeur et la paresse des baptisés n’est pas une fatalité. Il nous faut préparer le retour du Christ pour qu’il trouve notre foi quand il viendra pour l’achèvement de son mariage mystique, de ses noces éternelles.

Comme l’écrit saint Paul, il faut demeurer ferme dans ce que nous avons appris : le catéchisme a le pouvoir de communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi en Jésus Christ : « Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire (IIème à Timothée 3,14-17.4,1-2). »

La Vierge Marie a été choisie pour nous conforter dans la foi. Sa virginité perpétuelle, avant, pendant et après l’enfantement, est notre espérance dans la victoire sur la fragilité du corps qui vit et vieillit. Elle est la Dame catéchiste, elle rend l’Incarnation incontournable. Spirituellement et moralement, elle est la toute pure. Elle est la vraie Mère, corps et âme, et non pas la boue de la planète Terre. Par le chapelet, elle offre nos prières au Grand Roi pour ses enfants afin qu’ils reçoivent le pardon et la tunique blanche de la fête du mariage éternel, des noces de l’Agneau de Dieu.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 20 octobre 2019

La couronne des saints

Cette nouvelle semaine, à l’instar de chacune de celles qui se succèdent durant l’année, nous amène son lot magnifique de saints et de saintes qui viendront orner et illuminer les jours à venir qui, sans eux, seraient bien sombres et moroses. Se détachent d’abord de ces commémorations durant cette semaine, la solennité reportée au dimanche du Patron-fondateur de notre diocèse, saint Denis, et la fête de saint Luc, le 18 octobre, qui nous renvoient à la période apostolique du temps héroïque de l’Eglise naissante juste après le départ du Sauveur qui continue à être présent en ses saints martyrs et dans son enseignement, spécialement celui consigné dans les Saintes Ecritures. La semaine est aussi illuminée par la présence de 2 grandes mystiques : d’abord sainte Thérèse d’Avila qui, par la spiritualité carmélitaine, a donné un nouveau souffle à la vie de prière de l’Eglise en un siècle qui, comme le nôtre, en pleine crise, cherchait à conforter un élan de renouveau sur les bases de la prière ; et ensuite sainte Marguerite-Marie-Alacoque dont le message sur la dévotion au Cœur sacré de Jésus liée au 1er vendredi du Mois et sur la consécration de la France au Sacré-Cœur, si chères à notre paroisse, nous rappellent les véritables enjeux surnaturels de la crise politique de la Fille ainée de l’Eglise. Et puis, on peut aussi citer sainte Edwige, reine de Pologne, qui nous renvoie au saint Pape Jean-Paul II qui garde une place spéciale dans le cœur de nombreux catholiques pour l’énergie qu’il déploya en vue de la vraie réforme de l’Eglise.

Ainsi, grâce au sanctoral, qui est le cycle annuel des fêtes des saints, la semaine est bénie par la présence du dies natalis, l’anniversaire du jour de la naissance au Ciel des saints qui, en cette occasion, brillent d’un éclat tout spécial dans le firmament du Paradis, lueur dont nous pouvons recueillir les rayons de grâce si nous nous approchons d’eux par une prière plus fervente en leur honneur ce jour-là.

Si le temporal, le cycle annuel qui déroule les mystères du Salut, est essentiel pour la sanctification des chrétiens qui désirent revivre le mystère de l’Incarnation-Rédemption afin d’en recueillir les grâces méritées par le Sauveur, le sanctoral, en s’emboitant dans le temporal, le complète admirablement en incarnant dans la diversité des créatures élues de Dieu les différentes facettes des richesses de la Rédemption. La cohorte des saints, qui nous sont donnés en exemple, actualise et diffuse dans le temps et l’espace qu’ils sanctifient, chacun selon son charisme, un aspect de l’infinie richesse de sainteté de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’unique Saint parfait aux yeux du Père car Lui seul peut réunir en sa Personne du Verbe incarné la sainteté dans sa plénitude.

« Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant,
Vous trouvez votre gloire dans l’assemblée des Saints
et, en couronnant leurs mérites, vous couronnez vos propres dons.
En eux, vous avez voulu que nous trouvions une vie qui nous serve d’exemple,
une communion qui nous donne une famille, une prière qui nous soit un secours;
afin qu’environnés d’une telle nuée de témoins,
nous courrions sans défaillance au combat qui nous est proposé
et recevions avec eux la couronne impérissable de la gloire. »
(Préface des saints)

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 13 octobre 2019

Mois d’Octobre, Mois du Rosaire
La Toute Puissance de la Foi en l’Incarnation et le Salut par la Croix

En ce jour où se rencontrent la salutation angélique, la salutation de l’Archange Gabriel à la Vierge Marie et la mémoire de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, nous avons un rendez-vous avec la foi en Dieu.

En priant le chapelet, nous posons un acte de foi en l’Incarnation et le Salut par la Croix. Jésus est notre Sauveur. Il est Dieu et homme. Il tient sa nature humaine d’une femme en son corps, la Vierge Marie. Les mérites infinis de son sacrifice par la mort de la Croix et sa victoire par la Résurrection sont notre salut. La Petite Thérèse a cru et prie encore pour la France et le monde. L’aide de Dieu, la grâce, est puissance divine à la rencontre de notre liberté. Ne lui faisons pas obstacle mais laissons-nous relever de nos péchés et de nos misères pour avoir les joies de l’humilité et le bonheur.

Au moment où l’Église ouvre un Synode du 6 au 27 octobre sur l’“Amazonie : Nouveaux chemins pour l’Église et pour l’écologie intégrale”, il nous faut adorer le Christ, et demander à Marie d’user de son influence sur le Sacré Coeur. La planète ou la terre n’est pas notre mère. Dieu est Notre Père, Jésus est son Fils et notre Frère aîné. Marie nous a été donnée comme Maman du Ciel.

Nous devons aider nos frères et soeurs de France et d’ailleurs en témoignant de la Vérité et de l’Amour de Dieu. L’insousciance des pays riches de l’Occident abuse de sa technique médicale et, après avoir singé la procréation naturelle et intime pour les couples homme et femme, ils veulent priver les enfants de père. Comme l’écrit l’archevêque de Paris, Mgr Michel AUPETIT, le 4 octobre dernier : « Un évêque de l’Église catholique se doit d’annoncer l’Évangile, de permettre à chacun de rencontrer Dieu et de proposer à tous d’entrer dans la Vie éternelle que le Christ a ouverte par sa résurrection. Justement, par son incarnation, le Christ, le Fils de Dieu, est venu transfigurer notre vision de l’homme en lui conférant une dignité indépassable et ceci quelle que soit son origine ethnique, sa situation sociale, son sexe, sa culture ou son âge. […] Le projet de loi bioéthique en discussion touche aux fondements les plus essentiels sur lesquels sont bâties nos sociétés humaines : la filiation, la non-marchandisation du corps humain, le respect de toute vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’intérêt supérieur de l’enfant, une médecine philanthropique et non marchande, une écologie humaine où le corps n’est pas un instrument mais le lieu de l’édification de la personnalité.[…] On transmet la vie, elle ne nous appartient pas.

Il n’est pas possible d’instrumentaliser un enfant au prétexte de combler un désir individuel. Si la frustration entraîne une souffrance qu’il faut savoir accompagner, elle ne peut justifier en aucun cas une revendication parentale. »

Il ne suffira pas de manifester et de témoigner de la vérité, il faut dire : Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 6 octobre 2019

Qui est comme Dieu ?

Après le patronage de la Très Sainte Vierge Marie qui nous a honorés de sa présence spirituelle et de son enseignement dans la Liturgie pendant 2 dimanches de suite, voici que c’est au tour de l’Archange Saint Michel de venir nous visiter dans le cadre de la magnifique Messe et des merveilleux offices qui lui sont consacrés en ce dernier dimanche du mois de septembre. Dieu dispose tout pour le bien de ceux qui L’aime (Rm 8, 28), aussi ceux qui aiment Dieu ne peuvent voir dans cette disposition divine du calendrier liturgique que le signe, l’indication d’un message que l’Archange de Dieu, à la suite de la très sainte Vierge Marie, est chargé de nous transmettre en ce début d’année 2019-20.

Saint Michel-Archange est le Chef de la milice céleste : Dieu lui a confié la mission de diriger du haut du Ciel les grands combats qui, en ce monde livré par nos 1ers parents au prince du royaume des ténèbres lors de la chute originelle, opposent les forces des enfers aux enfants de Dieu. Est-ce en prévision d’importantes batailles à venir que Dieu veut attirer notre attention sur la dimension surnaturelle de certains enjeux décisifs et nous encourager à redoubler de dévotion envers le Prince de la Milice céleste ?

Dans sa stratégie d’attaque et de combat, l’Archange saint Michel a providentiellement disposé plusieurs lieux privilégiés qui lui sont tout spécialement dédiés. Et comme sur cette terre, nous avons besoin de signes pour reconnaître l’action de Dieu, il a placé ces sanctuaires sur une ligne droite parfaite qui, telle un trait de lance disposé pour terrasser le dragon dans le combat décisif de la fin des temps, part de Skelling Michael en Irlande et a sa pointe au monastère du Mont-Carmel en Israël, haut lieu du combat spirituel illustré au 9ème siècle avant JC par la présence du Prophète Elie qui passa au fil de l’épée les faux-prophètes de Baal.

A l’instar de la Très Sainte Vierge Marie, Patronne principale de notre nation, dont les plus importants lieux d’apparitions dans notre pays forment géographiquement un grand M reliant ces sanctuaires mariaux, Saint Michel, notre Patron secondaire, a voulu que son épée passe dans notre pays par le Mont-Saint-Michel qui constitue une place-forte privilégiée qui rappelle à la Fille ainée de l’Église que dans sa mission elle peut, et même, doit compter sur l’intercession et l’intervention très puissante de son Patron céleste.

C’est donc une chance et un bienfait de la Messe traditionnelle que d’avoir dans les prières léonines la récitation de l’oraison à saint Michel. Mais rien n’empêche, comme l’y incitait le Pape Jean-Paul II, de les réciter également, en action de grâce, dans la forme ordinaire du rite romain de la sainte Messe afin d’en tirer un profit équivalent.

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat,
contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu lui fasse sentir Son empire, nous vous en supplions
et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la force divine
Satan et les autres esprits mauvais, qui œuvrent dans le monde à la perte des âmes. Amen. »

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche 29 septembre 2019

Les fils de ce monde sont plus habiles que les Fils de la Lumière

La nouvelle loi bioéthique sera examinée à partir du lundi 23 septembre par les députés. Ainsi, la loi du 29 juillet 1994 sur le corps humain, le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain, va subir sa troisième révision légale. La première loi avait établi le principe de la non-patrimonialité du corps humain qui ne peut être réduit à une chose pouvant faire l’objet d’un contrat. Ce qui sera démenti par l’adoption future de la gestation pour autrui, GPA, où une femme est payée, « défrayée », pour porter et vendre l’enfant comme dans de nombreux États des USA (80 000 à 180 000 euros), dans huit pays européens (70 000 à 85 000 euros), la Russie, la Géorgie et l’Ukraine (50 000 à 80 000 euros), le Canada (60 000 à 100 000 euros) sauf le Québec, le Brésil, l’Inde (20 000 à 30 000 euros), Israël. Chaque pays impose ses prix pour la FIV (fécondation en tube de verre dite in vitro) et le transfert embryonnaire.

Et Dieu dans tout cela ? Son divin Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, a-t-il évoqué ces techniques de procréation médicalement assistée ? Oui, par les successeurs de Pierre et leur enseignement venant éclairer la loi naturelle par l’assistance du Saint-Esprit. Ainsi, ce n’est pas seulement une question d’argent mais une réalité humaine et familiale. Tout en étant compréhensif pour les couples mariés éprouvés par l’infertilité, c’est une faiblesse et un péché de vouloir un enfant sans l’acte conjugal naturel intime de l’homme et de la femme. L’intervention d’un médecin est immorale.C’est la raison fondamentale qui n’ouvre que la solution de l’adoption.

Si l’on n’écoute pas Dieu, on va user des lois naturelles biologiques pour former des petites vies en éprouvette, les exposer volontairement à la mort, éliminer les embryons survivants surnuméraires. Cela pour la PMA même dans un couple marié, homme et femme. Avec la GPA, l’origine paternelle ou maternelle est nécessairement blessée.

Alors, en effet, les fils de ce monde sont plus habiles que les Fils de la Lumière : pour les désirs excessifs, les frustrations, les insatisfactions et les profits de ceux qui les exploitent.

Prions donc la Très Sainte Vierge Marie qui nous étonne avec le miracle de sa maternité virginale pour manifester la venue du Verbe, de la Parole éternelle du Père dans notre chair. Il n’y a pas eu d’embryons maltraités ou tués mais une vie directe, une source d’espérance : une mère, un père adoptif merveilleux en Joseph. L’hymne à la Vérité et à la Vie. Manifestons notre foi, notre espérance et notre véritable charité pour tous !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 22 septembre 2019

Sous le regard de Marie

Voici une nouvelle année qui commence pour notre chère paroisse avec ce que cette rentrée 2019 nous apporte de nouveautés dans la continuité. C’est là une caractéristique fondamentale de tout organisme vivant en bonne santé qui se développe et s’épanouit harmonieusement pour le bien commun de tous ses membres.

Saint Eugène reste saint Eugène, Dieu merci avec toutes ses particularités qui constituent ses richesses et qui font de notre paroisse un pôle de rayonnement spirituel extraordinaire et unique en son genre dans le diocèse.

Et puis il y a plusieurs nouveautés. Parmi celles que la Providence divine a disposées pour notre paroisse, il vous a été annoncé il y a quelques mois ma nomination de vicaire à Saint-Eugène par Mgr Benoît de Sinéty, notre Vicaire général. C’est mon 1er ministère en paroisse qui permet de faire mes 1ers pas de vicaire. Je compte donc sur votre indulgence pour cette année qui sera comme un temps de noviciat. Mais je suis confiant car mes 1es contacts avec vous m’ont montré votre bienveillance.

J’ai déjà eu l’occasion de vous faire part de ma joie de venir parmi vous et de me mettre à votre service sous la direction de notre Curé, M. l’Abbé Guelfucci. Mon désir est de me fondre dans ce que Saint-Eugène a d’essentiel et qui forme sa magnifique tradition vivante que je découvre progressivement et qui font déjà ma joie de vicaire. Bien sûr, j’essaierai d’y apporter l’originalité des dons reçus de Dieu et de l’expérience acquise au cours de mes années de vie religieuse et d’aumônier d’hôpital. La biographie qui a été insérée dans la feuille paroissiale de la semaine dernière vous a donné une idée de mon parcours original. En particulier pour l’ensemble de la paroisse, je vous propose pour cette année un cours sur la Sainte Messe intitulé « l’esprit de la Liturgie comme source et vie de la prière authentique de l’Eglise » qui exposera des éléments d’une théologie fondamentale de la Liturgie (l’objet et le contenu de ce cours sont exposés dans un tract disponible à la sortie de l’église et vont être mis en ligne sur le site de la paroisse).

Visiblement, la Providence divine a voulu que nous inaugurions cette nouvelle année sous le regard maternel de la Vierge Marie : après le dimanche de rentrée placé sous le patronage de sa Nativité et avant de nous retrouver pour le pèlerinage à Notre Dame de Chartres, la sainte Vierge continue à nous accompagner avec l’émouvante liturgie de la fête de Notre Dame des sept douleurs que nous célébrons ce dimanche. Dieu a voulu que la Très Sainte Vierge Marie fût intimement associée à son Fils jusque dans sa Passion afin que, nous enfantant au pied de la Croix dans les douleurs à la Vie surnaturelle, elle devienne vraiment, dans cette communion parfaite au Crucifié, notre Mère selon l’ordre de la grâce : « Femme, voici votre fils ».

Je vous souhaite une bonne et sainte semaine sous son regard maternel.

Abbé Gabriel Grodziski, vicaire
Dimanche  15  septembre  2019

 

 

Une année de grâces par la Vierge Marie
avec sainte Geneviève

Quel beau dimanche pour commencer une nouvelle année sur le rythme de la société civile même si l’année liturgique de la foi l’emporte toujours. En effet, l’année de la prière commence par le premier dimanche de l’Avent qui nous prépare à la Nativité, l’Incarnation du Verbe éternel, de la Parole éternelle du Père, l’Enfant Jésus, le Christ Sauveur. Mais cette nuit de Noël du 25 décembre, 9 mois après le 25 mars, a été préparée par l’Immaculée Conception, le 8 décembre, qui nous donne le 8 septembre, 9 mois plus tard, la Nativité de la Vierge Marie, née de Joachim et d’Anne.

En fêtant la naissance de la Servante du Seigneur, nous fêtons toutes les prévenances et délicatesses de Dieu qui prépare ses interventions dans la vie personnelle et celle de nos nations. De notre prière du matin à notre réveil à notre prière du soir au coucher, souvenons-nous de cette présence. La nouvelle Ève participe à cette œuvre de la Rédemption du nouvel Adam qui se donne en nourriture par les Noces de l’Agneau de Dieu, de la Crucifixion à la Résurrection, mystère eucharistique. Le plan de Dieu passe par la Femme et la Mère afin de restaurer la nature humaine par le Fils. Le Christ est la tête du Corps mystique de toutes les âmes, Marie en est le cou comme le disait Saint Bernard. Son collier est sa fidélité à toutes les grâces. Sa couronne sera la participation à la victoire du Roi des rois.

Marie, reine de France dans son Assomption, est médiatrice de toutes grâces pour le Monde, la France, Chartres, Paris et notre paroisse. Elle a donc participé à la venue de l’abbé Gabriel Grodziski. Que Sainte Geneviève, dont nous fêterons les 1600 ans de sa naissance, que saint Denis, saint Eugène et sainte Cécile intercèdent pour nous !

Chanoine Marc Guelfucci, curé
Dimanche 8 septembre 2019